«Sexe non simulé» au cinéma : Fleur Pellerin se déclare contre une règlementation trop rigide

L'annonce de la ministre de la Culture risque de faire des vagues. Source: Reuters
L'annonce de la ministre de la Culture risque de faire des vagues.

Invitée du Petit Journal sur Canal+, la ministre de la Culture a promis de changer la réglementation qui interdit aux moins de 18 ans les films comportant des scènes de sexe non simulé.

La polémique avait commencé avec le film "Love"de Gaspar Noé. Elle vient de prendre un nouveau tournant. Mardi soir, Fleur Pellerin était l’invité du Petit Journal de Canal+. Elle a promis de «changer» la réglementation prohibant les mineurs des salles qui projettent des oeuvres contenant des scènes «de sexe non simulé».

Pour rappel, "Love", mélodrame sexuel en 3D sorti le 15 juillet dernier, a fait l’objet d’une interdiction au moins de 18 ans. A l’époque, la commission de classification recommandait pourtant une interdiction au moins de 16 ans. C’était sans compter sur l’association Promouvoir.

L’organisation dirigée par l’avocat André Bonnet cherche à «défendre la dignité de la personne humaine et protéger les mineurs». Très impliquée dans le rapport à la violence et au sexe au cinéma, elle souhaite instaurer un système de classification des films plus sévère. En juillet dernier, elle a déposé un référé au tribunal administratif de Paris pour contester le visa d’exploitation du film de Gaspar Noé et le faire interdire au moins de 18 ans. Pari gagné. 

Ca va changer

Pour Fleur Pellerin, cette association «proche de l’extrême droite» a eu gain de cause car «la réglementation prévoit que tout film qui montre des scènes de sexe non simulé doit être interdit aux moins de 18 ans». A quoi elle oppose un lapidaire «ça va changer».

«On réfléchit avec les gens chargés de classifier les films pour voir comment faire évoluer les choses, en respectant la protection des mineurs», déclare la ministre. Cette dernière s’est empressé de faire le parallèle avec la dégradation de l’oeuvre d’Anish Kapoor dimanche dernier dans les jardins du chateau de Versailles : «C'est un peu la même problématique que les attaques contre l'oeuvre d'Anish Kapoor, une forme de retour à l'ordre moral et de question de la liberté de création.»

Fleur Pellerin est bien décidée à mettre en pratique ses idées. Elle a d’ailleurs annoncé introduire un recours devant le Conseil d'Etat contre la décision du tribunal administratif interdisant "Love" aux moins de 18 ans.

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