L'association antispéciste 269 Life compare les abattoirs aux camps d'extermination nazis

L'association antispéciste 269 Life compare les abattoirs aux camps d'extermination nazis© Capture d'écran Twitter
Affiche de 269 Life, association de défense des droits des animaux.

La dernière campagne d'affichage de l'association antispéciste 269 Life établit, en images, un comparatif direct entre les abattoirs d'animaux et les camps d'extermination nazis.

La dernière campagne d'affichage de l'association antispéciste 269 Life a de quoi étonner. On y voit le dessin d'une vache vêtue d'un pyjama rayé à l'entrée de ce qui ressemble fort au camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz. En gros, on peut lire : «Rien ne ressemble plus à un camp d'extermination qu'un abattoir» et plus bas : «spécisme = nazisme». Rien de moins.

Placardées un peu partout en France, ces affiches prennent à parti les passants : «Et vous, à quoi ressemblez-vous ? Collabo ou résistant ?»

Revendiquant ce message choc, l'association de défense des droits des animaux 269 Life explique sa démarche : «La nuit du 26 septembre, des activistes antispécistes ont posé des affiches dans plusieurs villes où il est question de dénoncer l’idéologie qui accompagne l’industrie des mises à mort préméditées et organisées, que subissent des centaines de milliards d’êtres sensibles chaque année.»

Pour l'association, on envoie à l'abattoir des milliers d'animaux parce qu'on les considère comme des êtres inférieurs. «La prise en compte ou l'absence de prise en compte des intérêts des humains nous paraîtrait profondément injuste. On refuserait d’envoyer à l’abattoir un humain doté de facultés cognitives différentes ou moindres qu’un autre», écrit l'association qui demande alors pourquoi on se permet de le faire avec les animaux.

Concernant la comparaison avec les camps d'extermination nazis, 269 Life assume l'analogie.

Ainsi, accompagnant un de leurs tweets de cette affiche, ce texte : «Né en Israël, le mouvement 269Life reprend ici l’analogie volontairement provocatrice entre les abattoirs et les camps d’extermination établie par les écrivains et philosophes juifs d’après 1945 tels que Vassili Grossman, Isaac Bashevis Singer, Elias Canetti, Primo Levi...»

Sauf qu'évidemment ces auteurs utilisaient, eux, cette comparaison dans le sens exactement inverse, à savoir dans le sens de la déshumanisation des victimes du nazisme, réduits à l'état d'animaux.

La suprématie humaine est un cancer

L'association 269 Life avait déjà procédé à un comparatif similaire en juillet 2018 en publiant sur sa page Facebook un collage photo dans lequel on voyait à droite l'image d'un homme noir, réduit en esclavage, pieds et poings enchaînés et couvert d'un filet sur tout le corps, et à gauche, des porcs enfermés dans des cages individuelles, privés de tout mouvement. Le tout était accompagné de ce message : «La suprématie humaine est un cancer.»

Pour accompagner un autre de ses tweets, l'association écrit : «Il y a plus de deux siècles, le philosophe, économiste et jurisconsulte Jeremy Bentham (1748-1832) écrivait : "Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau".»

A cette heure, ni le Crif ni la Licra, ni les autres organisations qui s'élèvent généralement contre l’antisémitisme et tout ce qui touche à la banalisation de la Shoah n'ont commenté cette campagne d'affichage.

Meriem Laribi

Lire aussi : Al Jazeera retire une vidéo polémique sur la Shoah et le «mouvement sioniste»

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