Rassemblement contre la violence policière à Toulouse, les manifestants dispersés par la force

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Nantes et Toulouse samedi en signe de protestation contre la violence policière qui emporté la vie du militant écologiste Rémi Fraisse en octobre dernier.

Environ 800 manifestants ont battu le pavé nantais samedi. Un mot d’ordre sur les bannière et dans les slogans : «Contre les violences policières, sociales et économiques… Résistance».

Des émeutiers masqués ont jeté des pierres sur la police à la fin de la manifestation, les forces de l’ordre ont répondu par des canons à eau et des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Un policier a été blessé et transporté à l’hôpital. Au moins 10 manifestants ont été arrêtés dans le chef-lieu de Loire-Atlantique dont un pour port d’armes et un autre pour lancer de projectiles.

Cet événement anniversaire a été organisé pour marquer la mémoire des manifestations du 22 février qui ont attiré des dizaines de milliers de manifestants opposés au projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes. L’aéroport est vu par certains habitants comme trop cher et nuisible pour l’environnement. Les manifestations avaient rassemblé des paysans, des écologistes et des anarchistes soutenant les ZAD («zones à défendre»).

En octobre, un militant du nom de Rémi Fraisse a pris part à une manifestation contre un projet de barrage dans la zone du Testet près de Lisle-sur-Tarn. Après une confrontation tendue entre les forces de l'ordre et les manifestants, il a été retrouvé mort avec une blessure au dos attribuée à une grenade policière. Des manifestations massives ont saisi la  juste après, la dernière bavure policière mortelle contre un manifestant dans la métropole datait de 1986.

Les manifestations contre le projet de Notre-Dame des Landes ont été assez violentes en 2014, la police y a répondu régulièrement avec des grenades lacrymogènes, des canons à eau et des balles en caoutchouc. Plusieurs manifestants et agents de police ont été blessés au cours des évènements. Les rues de Nantes et Toulouse sont devenues des lieux de rassemblements fréquents.

À Toulouse, la manifestation de samedi a rassemblé 500 personnes selon la police.

Les manifestants tenaient une bannière noire frappée de lettres blanches en hommage au jeune écologiste Rémi Fraisse : «Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police… On n’oublie pas, on ne pardonne pas», lisait-on dessus.

Différents groupes d’extrême gauche étaient représentés dans la manifestation, les participants ont crié des slogans anti-policiers.

Les manifestants, principalement jeunes et masqués, ont recouru à des lanceurs de paintball et jeté des pavés sur les commerces environnants. Les émeutes ont éclaté devant le Palais de justice, les médias locaux ont rapporté plusieurs arrestations.

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