Absolution : Bernard-Henri Lévy croit au «repentir» de Yann Moix

- Avec AFP

Absolution : Bernard-Henri Lévy croit au «repentir» de Yann Moix© Anne-Christine Poujoulat Source: AFP
Bernard-Henri Levy pour la présentation de son film "Peshmerga" au 69ème Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France.

Dans une tribune au Point, Bernard-Henri Lévy a affirmé qu'il croyait au «repentir» de l'écrivain Yann Moix, qui lui a demandé «pardon» pour ses dessins et textes négationnistes parus dans sa jeunesse, dans lesquels il l’insultait notamment.

«Sauf à tenir les hommes pour des damnés, on ne refuse pas le pardon à celui qui le demande vraiment». Bernard-Henri Lévy (BHL) a affirmé ce 1er septembre qu'il croyait au «repentir» de l'écrivain Yann Moix, qui a demandé «pardon» au philosophe, dont il est proche, pour des dessins et textes négationnistes parus dans sa jeunesse.

«Je crois au repentir. Je crois à la réparation», a affirmé BHL dans sa première réaction à l'affaire depuis qu'elle a éclaté le 27 août lorsque l'Express a exhumé des dessins de Moix à caractère antisémite ainsi que des textes négationnistes, dans lesquels apparaissait notamment le nom de Bernard-Henri Lévy.

«Quand un homme, tout homme et donc aussi un écrivain, donne les preuves de sa volonté de rédemption, quand il s'engage, avec probité, dans le corps à corps avec ses démons, je pense qu'il est juste de lui en donner acte, de lui tendre loyalement la main et, si on le peut, de l'accompagner», a ajouté Bernard-Henri Lévy.

Il s'exprimait dans un éditorial publié par Le Point, où il affirme notamment avoir déjà eu, avant que l'affaire n'éclate, «des explications musclées» avec Yann Moix qui lui a confirmé «la réalité de cette part d'ombre».

«Ce n'est pas une mince affaire que de tordre le cou, même quand on est très jeune, au vieil homme antisémite en soi. Il ne suffit pas de dire "j'ai changé". Ni de s'autoproclamer "meilleur ami des Juifs"», a précisé BHL.

«Il y faut une rupture franche avec une société des amis du crime qui ne lâche pas aisément ses proies et dont j'ai compris, bien plus tard, qu'elle le faisait vivre sous la menace d'une sorte de chantage, goguenard et permanent, auquel il n'a pas toujours eu le cran, hélas, de résister», a encore souligné le philosophe et écrivain.

Dans l'émission On n'est pas couché sur France 2 du 31 août, Yann Moix avait demandé «pardon» à BHL et à ceux qu'il avait offensés. «J'ai essayé de m'arracher de ce trou noir, de ce cauchemar grâce à des gens lumineux comme BHL qui m'ont permis de me construire intellectuellement. J'ai essayé de me racheter toute ma vie, de combattre la xénophobie», a-t-il notamment déclaré.

Les dessins et textes étaient parus dans un magazine artisanal violemment antisémite intitulé Ushoahïa en 89-90, quand l'écrivain avait 21 ans.

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