Un ado torturé au chalumeau dans une cité sensible de Marseille

- Avec AFP

Un ado torturé au chalumeau dans une cité sensible de Marseille© SYLVAIN THOMAS Source: AFP
La police poursuit son enquête (image d'illustration).

Un adolescent a été séquestré et gravement brûlé au chalumeau dans une cité de Marseille, sur fond de trafic de drogue, a appris l'AFP le 16 août de sources proches du dossier.

Un mineur âgé de plus de 16 ans, connu pour des affaires de stupéfiants, a déclaré aux enquêteurs avoir été séquestré et torturé, a fait savoir une source proche du dossier, contactée par l'AFP le 16 août. SelonLa Provence, qui a révélé l'affaire, il souffrirait de brûlures au troisième degré, liées notamment à l'utilisation d'un chalumeau à son encontre. Ses jours ne sont pas en danger.

«L'enquête suit son cours», a assuré la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) chargée des investigations depuis le 14 août. Une enquête a été ouverte pour «violences accompagnées ou suivies d'actes de torture ou de barbarie et séquestration». Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade.

La victime, originaire de Chartres et qui s'était enfuie d'un foyer où elle avait été placée, a pu être entendue par les enquêteurs à l'hôpital, a précisé la même source proche du dossier. Arrivé à Marseille, le jeune homme «a été voir dans une première cité», des Micocouliers, s'il pouvait participer au trafic de drogue, a-t-elle précisé.

Il y a été interpellé par la police, placé en garde à vue, puis relâché. C'est à sa sortie qu'il serait allé récupérer sa drogue, pour la revendre dans une autre cité, Félix-Pyat (3e arrondissement), «en freelance», selon cette source.

«Il est alors tombé sur l'équipe qui tient» le trafic dans cette cité, et aurait été séquestré, plusieurs heures, dans une cave. Il aurait été libéré «par des jeunes du quartier», puis secouru par des tiers qui l'ont déposé, «en détresse», à l'hôpital, a-t-elle ajouté.

68 réseaux de distribution de produits stupéfiants ont été démantelés sur les Bouches-du-Rhône en 2018, contre 50 en 2017, avait annoncé la préfecture de police en début d'année.

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