Grève des urgences : largement soutenu par les Français, le mouvement fait bouger l'AP-HP

Grève des urgences : largement soutenu par les Français, le mouvement fait bouger l'AP-HP© Charles Platiau Source: AFP
Entrée du service des urgences de l'Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital de Paris (image d'illustration).
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Entamé depuis plus de trois mois, le mouvement national de grève des urgentistes est aujourd'hui largement soutenu par les Français. La direction de l'AP-HP s'est adressée aux syndicats, leur proposant de créer 230 emplois dans la région parisienne.

Massivement plébiscitée par les citoyens français, la grève des urgentistes serait-elle en train de porter ses premiers fruits ? De fait, alors que selon un récent sondage Odoxa, plus de neuf Français sur dix (92%) soutiennent le mouvement social hospitalier, la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a, le 27 juin, émis une proposition aux syndicats.

Comme le rapporte l'AFP, la direction de l'AP-HP a en effet proposé de créer et d'affecter «immédiatement» 200 emplois dans 25 services d'urgences, prévoyant par ailleurs «une enveloppe complémentaire de 30 emplois (...) sans décider dès à présent leur service d'affectation».

«Une proposition forte», selon Jérôme Marchand-Arvier, le directeur général adjoint de l'AP-HP, qui rappelle avoir revu son offre précédente à la hausse, après une première proposition de créer 170 postes. Un «budget modificatif» incluant les 230 postes supplémentaires doit être présenté le 28 juin au conseil de surveillance de l'AP-HP, avant une nouvelle rencontre avec les syndicats.

Lire aussi : «Un point de rupture jamais atteint» : le président de SAMU-Urgences de France écrit au gouvernement

«Ce n'est qu'une partie des 800 postes supprimés cette année», a pour sa part commenté Rose-May Rousseau, secrétaire générale CGT, qui reconnaît toutefois que «ce qui est mis sur la table, ce n'est pas rien».

A l'image d'un profond malaise dans les services des urgences hospitalières françaises, tous les urgentistes de nuit du CHU de Besançon (Doubs) ont été placés en arrêt de travail le 24 juin pour épuisement professionnel. Un poste de nuit avait été supprimé dans ce service d'urgences, déjà en grève depuis six semaines.

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