Rennes : s'opposant à l'expulsion d'un des leurs, des migrants incendient leur centre de rétention

Rennes : s'opposant à l'expulsion d'un des leurs, des migrants incendient leur centre de rétention© Franck Perry Source: AFP
Centre de rétention administrative à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, le 15 mars 2012 (image d'illustration).

Une rébellion a éclaté dans un centre de rétention après que des policiers ont souhaité récupérer un migrant afin de l'expulser vers son pays d'origine. Une partie des locaux est désormais inutilisable et la capacité d'accueil est divisée par deux.

Selon les informations du quotidien Ouest-France, le centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, a été le théâtre d'une rébellion dans la nuit du 9 au 10 mai, quand des policiers sont entrés pour récupérer un migrant qui devait être renvoyé chez lui.

Environ dix hommes, retenus dans ce centre car en situation irrégulière en France, auraient alors sorti des matelas et du linge de deux bâtiments afin de les embraser en utilisant du papier toilette enflammé. «Certains émeutiers sont parvenus à monter sur le toit d’une des constructions pour exprimer leur colère», écrit Ouest-France. Plusieurs extincteurs ont été vidés sur le brasier par les policiers avant que les pompiers n’interviennent. Les deux locaux ont été «sérieusement dégradés par les fumées opaques» et en conséquence, ils sont fermés et actuellement inutilisables.

Les forces de l'ordre ont dû appeler des renforts afin de maîtriser les émeutiers qui refusaient de descendre du toit. A la suite de ces dégradations, la capacité d’accueil du centre de rétention est réduite à 25 places au lieu des 40 habituels.

Toujours selon Ouest-France, trois personnes ont été transférées dans un autre centre et deux autres, originaires du Soudan, ont été remises en liberté. Une enquête a été lancée pour identifier les meneurs de l'émeute. La mission des forces de l'ordre, qui était de placer dans un avion un homme sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, a été accomplie. Il a été renvoyé dans son pays.

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