Attentats de Trèbes et Carcassonne : la mère et les deux sœurs de Lakdim en garde à vue

Attentats de Trèbes et Carcassonne : la mère et les deux sœurs de Lakdim en garde à vue© Jean-Paul Pelissier Source: Reuters
Un gendarme sur le site de l'attentat à Trèbes. Coffre et capot ouverts, le véhicule Opel Corsa volé par le terroriste islamiste Radouane Lakdim (image d’illustration).

Plus d'un an après les attaques de l'Aude, où le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et trois autres victimes avaient perdu la vie, la mère et les deux sœurs de Radouane Lakdim ont été placées en garde à vue après avoir été interpellées par la SDAT.

Sur commission rogatoire du juge d'instruction, les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont interpellé le 16 avril au matin la mère et les deux sœurs de Radouane Lakdim, l'auteur des attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) le 23 mars 2018. Les enquêteurs cherchent à connaître leurs rôles précis dans le passage à l'acte du terroriste islamiste, selon une source proche de l'enquête évoquée par Le Parisien. Les trois femmes ont été placées en garde à vue.

Les trois proches de l'assassin, abattu lors de l'assaut des gendarmes, avaient déjà été entendues au commencement de l'enquête après les attaques. Elles sont âgées de 47, 22 et 18 ans et résidaient avec le djihadiste qui avait 25 ans. Une perquisition a été menée à leur domicile et les supports informatiques ont été saisis.

La course meurtrière de Lakdim s'était terminée dans le Super U de Trèbes où, après avoir mortellement blessé le gendarme Arnaud Beltrame, il avait téléphoné à sa mère, qui avait elle-même appelé ses sœurs. Ces dernières s'étaient alors rendues sur les lieux. L'une d'entre elles avait d'ailleurs donné une interview à la chaîne TF1, dans laquelle elle affirmait que son frère avait annoncé qu'il reviendrait à la maison en partant ce matin-là. Cette sœur de Lakdim avait également certifié que ce dernier n'était «pas salafiste» et «ne parlait pas de guerre».

Depuis cet attentat qui a été revendiqué par Daesh et a fait quatre morts et quinze blessés, cinq autres personnes ont été mises en examen dans ce dossier : quatre hommes soupçonnés d'avoir eu connaissance des projets du djihadiste, ainsi que la compagne de ce dernier, qui avait publié sur internet une sourate du Coran. Celle-ci promettait l'enfer aux mécréants le matin même des attaques, avant qu'elles n'aient lieu.

Lire aussi : Attentat de Trèbes : les proches du djihadiste ont-ils gardé le silence ?

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