Elections européennes : la justice somme France 2 d’inviter Asselineau, Hamon et Philippot

Elections européennes : la justice somme France 2 d’inviter Asselineau, Hamon et Philippot© François Lo Presti / Reuters, Martin Bureau / AFP, Charles Platiau /Reuters
De gauche à droite : Florian Philippot, Benoît Hamon et François Asselineau.

Pour la justice, la décision de France 2 de ne pas convier les leaders de l’UPR, de Génération.s et des Patriotes au débat du 4 avril, est susceptible de porter «une atteinte grave» à l’expression des différents «courants de pensée et d’opinion».

Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot participeront finalement au débat organisé le 4 avril sur France 2, réunissant les principales têtes de listes aux européennes. C'est ce qu'a annoncé la chaîne, le 2 avril, après que le tribunal administratif de Paris lui a ordonné, la veille, de convier les trois représentants à son émission ou à un «grand rendez-vous» de même importance avant la date buttoir du 23 avril. La chaîne a cependant déclaré faire appel de la décision, estimant que le jugement était «une atteinte grave à la liberté de la presse».

«Les décisions de ne pas inviter ces trois candidats au débat du 4 avril sont susceptibles de porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le respect du principe du caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée et d’opinion», peut-on lire dans le communiqué du tribunal.

«La justice reconnaît que nous constituons un courant de pensée aujourd’hui absent du débat et qui doit être représenté», s’est félicité Florian Philippot sur Twitter. Joint par l’AFP, Benoît Hamon s’est dit de son côté «heureux, et triste aussi d'avoir dû en passer par là pour dénoncer l'inégalité de traitement». «Cela fera jurisprudence : le service public a des obligations liées à sa charte pour des critères justes et équitables qui s'appliquent à tous», a-t-il estimé. Peu après, dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, François Asselineau s'est de son côté réjoui de cette décision de justice et a formulé le souhait de voir France 2 s'y conformer. Le 14 mars, sur RT France, il avait appelé ses partisans à contester le refus de France 2 de l'inviter au débat en manifestant devant les studios de France 2, le jour de la tenue du débat. 

Les trois dirigeants politiques avaient contesté en référé-liberté la décision de France 2 de ne pas les convier au débat auquel prendront parts, Manon Aubry (La France insoumise), Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-PS), Yannick Jadot (Europe-Ecologie-les Verts), Nathalie Loiseau (La République en Marche), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France!), Jordan Bardella (Rassemblement national), ainsi que Ian Brossat (Parti communiste français) et Jean-Christophe Lagarde (Union des Démocrates et Indépendants). Ces deux derniers avaient été initialement écartés avant d’être inclus dans la liste des invités.

Génération.s «distinct du parti socialiste»

Dans son communiqué, la juridiction parisienne a notamment estimé que le parti de Benoit Hamon «est distinct du parti socialiste», qui regroupe «un député, un sénateur, trois députés européens et est crédité de 2,5% à 4% des intentions de vote aux prochaines élections en cause». «Aussi, la circonstance que le courant de pensée incarné par celui-ci lors des dernières élections présidentielles de 2017 soit représenté lors du débat du 4 avril est inopérante», ajoute-t-elle.

En réponse à des militants de Génération.s irrités de ne pas voir apparaître le nom de leur leader parmi les invités au débat, la chaîne avait alors assuré avoir pris en considération la représentation des différents partis présents aux parlements européen et français, les intentions de vote et «l'exigence de pluralisme dans l'exposition des courants de pensée politique».

En France, les élections européennes se dérouleront les 25 et 26 mai prochains afin d'élire les 79 députés qui représenteront la France au Parlement européen.

Lire aussi : Une candidate de Debout la France écartée des européennes pour des propos controversés

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