La fin du RSA pour les casseurs ? Des députés Les Républicains le souhaitent

La fin du RSA pour les casseurs ? Des députés Les Républicains le souhaitent© BENOIT TESSIER Source: Reuters
Des casseurs lors du mouvement des Gilets jaunes le 16 mars 2019 à Paris (image d'illustration).

Le député LR Arnaud Viala a proposé de «suspendre les droits au revenu de solidarité active pour les personnes qui se rendent coupables d’exactions lors des manifestations». Les plus pauvres touchant des aides d'Etat ont-ils plus de responsabilité ?

Les casseurs ou manifestants violents pauvres feront-ils l'objet d'une sanction spécifique ? Soutenu par une vingtaine d'élus son parti, le député Les Républicains (LR) de l'Aveyron Arnaud Viala a proposé une loi à l'Assemblée nationale pour«suspendre les droits au revenu de solidarité active [RSA] pour les personnes qui se rendent coupables d’exactions lors des manifestations et qui se trouvent être bénéficiaires de cette prestation». En d'autres termes, les coupables bénéficiant du RSA, sans emploi, verraient leur allocation d'environ 550 euros être suspendue.

«Quand quelqu'un est en train d'enfreindre les règles élémentaires de notre société, il n'y a aucune raison qu'on continue à lui verser une prestation qui doit lui permettre de traverser une difficulté», a justifié Arnaud Viala sur RMC le 28 mars.

L'effet aurait un but «dissuasif» selon le député et permettrait d'éviter que des personnes de catégorie sociale inférieure ne soit tentée par la violence. Or, les critiques de cette proposition de loi dénoncent le fait que les plus pauvres soient spécifiquement ciblés. De plus, la sociologie des Black blocs, éléments violents durant les manifestations, montre, selon l'enseignant-chercheur à l'Université de Cergy-Pontoise Olivier Cahn, qu'ils sont plutôt issus des catégories moyennes ou de la petite bourgeoise. Ainsi, l'effet dissuasif n'aurait certainement aucun impact sur ces individus.

Plusieurs élus ont dénoncé l'initiative d'Arnaud Viala. Par exemple, le député de La France insoumise (LFI) Michel Larive a jugé la proposition de loi «indigne».

Ni La République en marche, ni le gouvernement ne se sont encore exprimés sur le projet de loi.

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