LREM refuse d'accréditer RT France et Sputnik pour couvrir sa campagne des européennes

LREM refuse d'accréditer RT France et Sputnik pour couvrir sa campagne des européennes

Estimant que RT France et Sputnik seraient «des organes de propagande au service du Kremlin» et ne devraient pas «être assimilés à des médias», LREM a annoncé qu'ils ne seraient pas accrédités pour couvrir la campagne du parti pour les européennes.

«Nous n’allons accréditer ni Russia Today ni Sputnik pour couvrir notre campagne. Ce ne sont pas des organes de presse mais de propagande au service du Kremlin» : dans une interview accordée au Monde le 15 février, le directeur de campagne de LREM pour les européennes, Stéphane Séjourné, a de nouveau prouvé, si besoin était, que le parti présidentiel avait eu une dent contre RT France et Sputnik.

Pour justifier cette décision, Stéphane Séjourné affirme sans ciller que les deux médias ne devraient pas «être assimilés à des médias, qui vérifient ou recoupent l’information». Le directeur de campagne de LREM soutient que, d’après la Commission européenne, «entre dix et quinze fausses informations sont publiées quotidiennement par Sputnik». Une accusation qui, c'est une habitude, n'est étayée par aucun exemple.

Pour mémoire, l'hostilité de l'Elysée à l'égard des médias russes est déjà ancienne. Lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017, Emmanuel Macron avait pris à partie RT et Sputnik, les accusant, déjà, de s'être «comportés comme des organes d'influence [...] et de propagande mensongère» lors de la campagne présidentielle.

En octobre dernier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, reconnaissait ouvertement le refus d'accepter RT France en salle de presse de l'Elysée. Quelques semaines plus tard, le 13 novembre, un conseiller de l'Elysée annonçait cependant que les journalistes de RT France se verraient désormais délivrer des accréditations au palais.

Dans une interview accordée à la chaîne Arte début 2017 et diffusée le 13 mars 2018, Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique du candidat Emmanuel Macron et désormais secrétaire d'Etat au Numérique, livrait sa vision de RT France. Alors que le journaliste d'Arte lui demandait s'il pouvait citer des exemples de «fake news» relayées par RT ou Sputnik, celui-ci répondait : «C'est plus ensuite un état d'esprit permanent.»

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