Gilets jaunes : Castaner veut que les agents qui utilisent des LBD soient équipés de caméras

Gilets jaunes : Castaner veut que les agents qui utilisent des LBD soient équipés de caméras© GONZALO FUENTES Source: Reuters
Christophe Castaner lors des commémorations des attentats de janvier 2015, le 7 janvier dernier.

Devant les députés de la Commission des lois de l'Assemblée nationale pour défendre le projet de loi «anti-casseurs», Christophe Castaner a annoncé qu'il souhaitait que tous les policiers qui portent des LBD soient équipés de caméras piéton.

Christophe Castaner a fait un pas en avant pour apaiser la polémique grandissante sur l'usage par les forces de l'ordre des Lanceurs de balles de défense (LBD), accusés de provoquer nombre de blessés depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes. 

Le 22 janvier devant la Commission des lois de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur a dit vouloir que l'ensemble des membres des forces de sécurité qui utilisent des LBD soient, «dans la mesure du possible», équipés d'une «caméra-piéton», à enclencher avant usage de l'arme. 

«Je souhaite qu'à partir de samedi prochain, l'ensemble de nos forces de sécurité qui utilisent des LBD soient équipées de système de caméras-piétons», a-t-il déclaré devant les députés. 

Le ministre a défendu une instruction qui, dans le cas d'un «débat, contestation [ou] contentieux», permettrait de produire des images, «y compris dans le cadre judiciaire», mais aussi à des fins pédagogiques. 

Toutefois, le ministre a posé une exception à cette consigne dans le cas d'«un moment de réaction», si un agent est «bousculé, à terre, etc.», et qu'il utilise son arme pour se défendre.  

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs dénombré, en évoquant les enquêtes menées par l'IGPN, quatre personnes gravement blessées à l’œil par des lanceurs de balle de défense depuis le début des manifestations des Gilets jaunes.

De leur côté, l'ancien journaliste et documentariste David Dufresne et le collectif «désarmons-les», qui dénombrent minutieusement les victimes présumées des violences policières, font état de 17 personnes éborgnées sur la même période. 

Lire aussi : Le gouvernement exclut l'idée d'abandonner l'usage des LBD dans les manifestations

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