Marine Le Pen «un peu étonnée» de la «précipitation» de la garde à vue de Benalla

Marine Le Pen «un peu étonnée» de la «précipitation» de la garde à vue de Benalla© Max Rossi
Marine Le Pen, au cours d'une conférence de presse avec le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, le 8 octobre 2018 à Rome (image d'illustration).

La présidente du Rassemblement national s'étonne de la mise en garde à vue d'Alexandre Benalla, alors que son audition au Sénat était prévue le 21 janvier. Elle juge que cette affaire nécessite des explications d'Emmanuel Macron.

Marine Le Pen s'est dite «un peu étonnée» ce 18 janvier de la «précipitation» avec laquelle Alexandre Benalla a été placé en garde à vue la veille, à quelques jours de son audition prévue au Sénat. 

«Je suis un peu étonnée de cette précipitation à le  mettre en gare à vue : est-ce que c'est précisément pour l'empêcher de répondre au Sénat?», a demandé sur Cnews la présidente du Rassemblement national. «A partir du moment où monsieur Benalla est pris dans une enquête judiciaire, alors le Sénat ne peut pas l'interroger sur les faits couverts par l'enquête judiciaire», a-t-elle souligné.

Interrogée pour savoir si Alexandre Benalla méritait la prison, elle a jugé que «le sujet n'[était] pas là». Selon elle, la véritable question qu'il convient de se poser porte sur les conditions ayant permis à l'intéressé de continuer, même après le déclenchement de l'enquête et la révélation de l'affaire, de jouir de certains privilèges. «Le sujet est : qu'est-ce qui peut justifier que ce jeune homme de 26 ans, garde du corps, ait pu bénéficier d'autant de passe-droits, d'autant d'attention, d'autant de protection ?»

«Pour l'instant nous n'avons pas de réponse», a-t-elle déploré, estimant qu'«en réalité, c'[était] à monsieur Macron de s'expliquer sur l'affaire Benalla, ce qu'il n'a jamais voulu faire».

Alors que l'enquête ouverte le 29 décembre, notamment pour «abus de confiance» et «usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle», a été étendue la veille aux infractions de «faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif» après un signalement de la présidence de la République, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue ce 17 janvier dans la matinée.

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