Une infirmière condamnée pour avoir peint des coquelicots sur les marches de la mairie de Reims

Une infirmière condamnée pour avoir peint des coquelicots sur les marches de la mairie de Reims© Damien Meyer Source: AFP
Citoyens protestant contre l'usage des pesticides en France durant un rassemblement des Coquelicots à Rennes le 5 octobre 2018.

Le tribunal de Reims vient de condamner une femme à une amende de 500 euros pour quelques dessins de fleurs à la peinture à l'eau sur les marches de l'Hotel de Ville réalisés pour se plaindre de utilisation des pesticides en France.

Une infirmière de 38 ans, mère célibataire officiant dans un service de réanimation, s'est vu infliger une lourde amende de 500 euros par le tribunal de Reims. Son forfait ? Avoir dessiné, le 2 novembre, des coquelicots à la peinture à eau sur les marches de l'hôtel de ville rémois, et avoir inscrit «Stop pesticides».

Officiellement, l'infirmière a commis une «dégradation». Elle a pourtant fait valoir qu'il ne s'agissait que des marches d'un bâtiment, qui étaient de plus en travaux : la peinture à l'eau n'avait donc même pas été apposée sur le revêtement définitif.

Katia Lock s'est aussi vu imposer un stage de citoyenneté de 250 euros, à ses frais. La trentenaire avait déjà averti qu'elle refuserait ce stage. «Je suis suffisamment citoyenne pour savoir comment œuvrer pour le bien commun», avait-t-elle rétorqué.

Le 2 novembre, Katia Lock faisait partie de la quarantaine de personnes regroupées devant la mairie de Reims à l'appel des Coquelicots, un mouvement qui milite pour l'interdiction des pesticides de synthèse. Leur nom fait allusion aux fleurs sauvages qui disparaissent à cause du recours généralisé aux produits de synthèse. L'appel des Coquelicots a déjà recueilli 450 000 signatures, et ils ont organisé plusieurs rassemblements pacifiques dans toute la France. Après avoir quitté la mairie, l'infirmière avait été arrêtée dans la soirée pour son geste subversif et avait passé 15 longues heures en garde à vue.

Katia Lock a été soutenue par la Ligue des droits de l'homme, Artisans du monde ou encore Attac Reims. Les milieux de gauche, syndicalistes et des collectifs de gilets jaunes ont exprimé leur soutien à l’infirmière condamnée. La sanction n'a pas entamé l’enthousiasme des Coquelicots qui selon France 3 continueront à se regrouper une fois par mois devant la mairie.

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