Gilets jaunes: aucune preuve d'implication russe à ce jour, selon un cadre du renseignement français

Gilets jaunes: aucune preuve d'implication russe à ce jour, selon un cadre du renseignement français© GERARD JULIEN Source: AFP
Logo de la DGSI (Image d'illustration).

Selon un cadre des services de renseignements français, ceux-ci n'ont à ce jour pas trouvé de preuve d'une implication de Moscou dans le traitement sur les réseaux du mouvement des Gilets jaunes. Malgré cela, la suspicion demeure...

La DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) n’ont pour l'heure pas trouvé de preuve d'une responsabilité des services russes dans la propagation de fake news ou de théories complotistes lors des mobilisations des Gilets jaunes, d'après un cadre des services de renseignement. «A ce jour, on n’a pas établi leur implication dans ce mouvement», a-t-il confié au Journal du Dimanche du 16 décembre. 

Son constat n'empêche pas ce cadre des services de renseignement français d'attribuer à la Russie, a priori, des visées politiques sur les élections européennes de mai 2019 : «A l’approche des européennes, il est évident que les Russes vont essayer de faire monter les oppositions et les courants souverainistes. Et potentiellement, ils sont tout à fait capables de le faire.»

Le jour de l'acte 4 des Gilets jaunes, le 8 décembre, The Times avait relayé une analyse, publiée par la société américaine de cybersécurité New Knowledge, qui suggérait alors que la Russie serait liée à un traitement excessif de la mobilisation des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Selon The Times, qui cite les analyses de New Knowledge, quelque 200 comptes Twitter «liés à la Russie» auraient diffusé des photographies et des vidéos de personnes grièvement blessées par la police. Le journal britannique soulignait d'ailleurs que ces comptes auraient diffusé des images qui proviendraient d'événements tout à fait extérieurs aux manifestations qui se déroulent en France depuis plusieurs semaines. 

L'accusation avait alors été prise au sérieux par l'exécutif français : sous la supervision du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), un organisme qui dépend du Premier ministre, les autorités françaises avaient décidé d'enquêter sur une possible ingérence étrangère dans l’activité des réseaux sociaux.

De son côté, la Russie avait tenu à mettre les points sur les «i» : «Nous n'avons pas interféré et nous n’interférerons pas dans les affaires intérieures de tout pays, y compris la France», avait fait savoir le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le 10 décembre, rappelant que son pays respectait la souveraineté de la France.

Lire aussi : Vladimir Poutine : «On ne veut pas que des événements comme à Paris arrivent chez nous»

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»