«Mettre le bololo» : l'étrange expression d'Edouard Philippe enflamme Twitter

A trois jours de la mobilisation des gilets jaunes, le Premier ministre a mis en garde ceux qui souhaitaient bloquer les axes routiers en usant d'une expression peu commune, «mettre le bololo», très rapidement raillée sur Twitter.
Invité ce 14 novembre sur RTL, le Premier ministre a évoqué la prochaine mobilisation des gilets jaunes contre la hausse des prix du carburant. Interrogé sur la réaction des autorités face aux blocages d’axes routiers prévus, le locataire de Matignon a répondu sans ambages : «Je suis respectueux de la liberté de manifester. Mais la liberté de manifester en France, elle passe par des déclarations, par la prise de responsabilités de chacun. Celui qui se dit : "Ah bah tiens, je vais bloquer ici, ça va être formidable je vais mettre le bololo partout". Il sait que ce faisant, il va prendre un risque s'il ne respecte pas la loi.» Très vite, l’expression «bololo», vraisemblablement utilisée par le Premier ministre pour décrire une situation de désordre, a fait le tour des réseaux sociaux.
Le «bololo» d'Edouard Philippe enflamme Twitter
De la sauce bolognaise à Pamela Anderson en passant par Vincent Boloré, les internautes ont rivalisé d’imagination pour ironiser sur l’expression utilisée par Edouard Philippe.
"S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent des #bololo"#17novembrepic.twitter.com/Qd082yZ05y
— Aquaura (@Aquaura_blue) 14 novembre 2018
#bololo C'est Bololo ça, ou je pige que DALS ? pic.twitter.com/eF5etNAJhQ
— Jean-Loup Pocune (@paget_h) 14 novembre 2018
#bololo ? Oui c'est moi... 😂 pic.twitter.com/IhTDihZ9dQ
— Mr Kwikwi (@misterkwikwi) 14 novembre 2018
Un autre internaute a établi un parallèle avec l’étrange «Covfefe» twitté par le président américain Donald Trump en mai 2017.
- Covfefe?
— Raphael Grably (@GrablyR) 14 novembre 2018
- Bololo pic.twitter.com/ngHXpwlupc
Comme le rapporte l'Obs, l'expression «bololo» est utilisée par les soldats français engagés dans des opérations extérieures (Opex), principalement en Afrique, pour exprimer le désordre, l'anarchie, probablement en référence à l'un des quartiers de N'Djamena, la capitale du Tchad.