Lyon : le bar du mouvement identitaire Bastion social, fermé par arrêté

Lyon : le bar du mouvement identitaire Bastion social, fermé par arrêté© Bertrand Langlois Source: AFP
Des membres du Bastion social devant leur local de Marseille, le 24 mars 2018 (image d'illustration).

Le bar Pavillon noir, antenne locale du Bastion social, un mouvement identitaire français, a été fermé par un arrêté de la mairie dirigée par Gérard Collomb. «L’état des locaux compromet gravement la sécurité du public», argumente le texte.

Alors que l'ancien ministre de l'Intérieur macroniste, Gérard Collomb, a été réélu ce 5 novembre à la tête de Lyon, la ville a annoncé le lendemain avoir pris un arrêté dans le but de fermer le Pavillon noir, un bar identitaire, antenne lyonnaise du Bastion social, formé par d'anciens membres du GUD.

L’état des locaux compromet gravement la sécurité du public et fait obstacle au maintien de l’exploitation de cet établissement

Selon 20 Minutes, Gérard Collomb avait été interpellé en séance de conseil municipal le jour de sa réélection sur la présence des identitaires dans le Vieux-Lyon et sur le fait que la ville n'avait encore jamais pris de mesures pour mettre sous pression les lieux fréquentés par des militants ultranationalistes. La mairie a justifié sa décision par des «manquements graves» à la sécurité. «L’état des locaux compromet gravement la sécurité du public et fait obstacle au maintien de l’exploitation de cet établissement», argumente-t-elle ainsi. Selon l'exécutif, «l’absence de moyens d’alerte ainsi que des dysfonctionnements de l’éclairage de secours» avaient été repérés lors d'une visite des lieux au mois de mai.

Des mises en demeure adressées aux gérants du Bastion social seraient restées «sans réponse», selon l'arrêté de la Ville. L'exécutif lyonnais, dirigé par l'ancien premier flic de France, précise qu'il «restera particulièrement attentif à toute tentative d’implantation de groupuscules extrémistes et identitaires».

En septembre, le Bastion social avait fermé de lui-même son bar associatif de Clermont-Ferrand en évoquant des «pressions policières, administratives et juridiques». Trois de ses membres ont été condamnés pour des faits de violences aggravées en réunion.

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