Lactalis a-t-il continué à écouler du lait contaminé après le début de l'enquête ?

Lactalis a-t-il continué à écouler du lait contaminé après le début de l'enquête ? Source: Reuters
Bâtiments du siège de Lactalis à Laval (Mayenne).

L'affaire du lait contaminé qui a provoqué 36 cas de salmonellose chez des nourrissons en 2017 éclabousse à nouveau le géant laitier qui aurait utilisé du lait en poudre «présentant un risque de contamination» après le scandale. Le groupe dément.

Selon des informations du Canard Enchaîné publié ce 24 octobre, la marque de lait Lactalis aurait continué à écouler 8 000 tonnes de poudre de lait comportant un risque de contamination.

Cette poudre aurait été produite, selon cette même source, au sein même de l'usine de Craon en Mayenne qui était au cœur du scandale sanitaire du lait infantile. En 2017, 36 nourrissons avaient été atteints de salmonellose après avoir bu du lait infantile contaminé. Une enquête avait été ouverte pour tromperie et blessures involontaires.

Neuf mois après le début de l'affaire, le ministère de l'Agriculture a annoncé le 18 septembre que le groupe était à nouveau autorisé à commercialiser la poudre de lait infantile produite dans cette usine.

Mais selon l'article du satirique palmipède, l'entreprise aurait continué d'écouler des stocks de lait en poudre «présentant un risque de contamination» dans une «myriade de flans industriels et de desserts lactés».

Dans un communiqué, le groupe Lactalis a démenti et condamné «fermement» les accusations de l'hebdomadaire, des «accusations sans fondement [...] visant à nuire à sa réputation et à la qualité de ses produits» selon le groupe agroalimentaire.

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a pour sa part prévenu sur LCI : «Il y a une procédure judiciaire en cours par rapport aux faits qui concernaient le lait infantile. Si jamais Lactalis a essayé de frauder par rapport aux consignes qui lui avaient été données, évidemment elle doit être condamnée.»

Le président de l'association de familles de victimes (AFVLCS), Quentin Guillemain, s'est quant à lui insurgé dans un communiqué : «Ça veut dire que ça a été écoulé en toute discrétion. Dans tous les cas, l'Etat n'a rien fait, donc on peut se poser la question de la complicité de l'Etat.» 

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