Attachés avec du scotch et couverts de pâtée pour chiens : le gouvernement réagit à un bizutage

Attachés avec du scotch et couverts de pâtée pour chiens : le gouvernement réagit à un bizutage© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK Source: AFP
Illustration d'un bizutage à Lyon en 2010

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a jugé «intolérable» le bizutage subi par 250 élèves infirmiers et a apporté dans un tweet tout son soutien à l'enquête interne ouverte par le CHU de Toulouse.

«Ce type de pratique dégradante est intolérable», a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal dans un tweet le 7 septembre. Elle a annoncé apporter son «soutien au CHU de Toulouse qui ouvre une enquête interne après des actes de bizutages sur 250 nouveaux étudiants d'IFSI» (Institut de formation en soins infirmiers). 

Le 5 septembre, l'ensemble des étudiants infirmiers de première année avait été soumis à un «bizutage de grande ampleur» alors qu'ils étaient réunis dans un amphithéâtre, selon la CGT CHU Toulouse. 

Attachés par deux avec du scotch, «certains les mains entre les jambes d'autres», les étudiants avaient été ensuite aspergés à l'extérieur avec divers produits : «œufs, farine, vinaigre, coca, betadine, ketchup, mayonnaise, pâtée pour chiens… Y compris dans les yeux», détaille la CGT dans un communiqué transmis le 6 septembre.

Certains ont aussi été sommés de chanter une chanson aux «propos dégradants», notamment sur la fellation. «Lorsqu’ils refusaient, des œufs leur étaient jetés dessus», d'après le syndicat. Selon la CGT, des étudiants tentant de quitter le groupe ont été empêchés de partir. 

«Plusieurs étudiantes ont mal vécu cette situation», qui a duré plus d'une heure, détaille le communiqué. Les jeunes filles, dont certaines étaient encore mineures, «tremblaient, d’autres ont clairement déclaré avoir été humiliées publiquement».

La CGT pointe du doigt la responsabilité du CHU de Toulouse : pour l'organisation syndicale, l'institution était «au courant du fait que ça allait se passer et n'a rien fait». Elle rappelle qu'une opération de bizutage semblable s'était aussi déroulée l'année précédente et que «rien n'avait été fait à part quelques lignes dans le règlement intérieur». 

A la suite de cet épisode de bizutage, le CHU de Toulouse a ouvert une enquête interne, à laquelle la ministre de l'Enseignement supérieur assure apporter tout son soutien. «Le gouvernement français est mobilisé aux côtés des acteurs de la prévention afin que la vie étudiante reste festive», a-t-elle ajouté.

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