Derniers développements au Moyen-Orient : les négociations irano-américaines débutent à Islamabad
Source: Gettyimages.ruLes négociations entre Washington et Téhéran ne se dérouleront pas uniquement de manière directe, révèle CNN. Les parties s'accorderont d'abord sur l'ordre du jour par l'intermédiaire de médiateurs pakistanais, avant d'entamer un dialogue. Les deux délégations sont déjà arrivées à Islamabad pour un règlement, mais la situation reste fragile.
Le Liban et Israël tiendraient des pourparlers le 14 avril
Les ambassadeurs du Liban et d'Israël aux États-Unis tiendraient des pourparlers le 14 avril au Département d'État américain, rapporte la chaîne Al Hadath, citant des sources. Par ailleurs, selon la chaîne, lors des négociations entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad le 11 avril, Washington a donné des garanties de sécurité à Beyrouth avant le début des négociations entre les parties libanaise et israélienne.
Toujours selon la chaîne, l'objectif de ces négociations serait de consolider le cessez-le-feu comme première étape avant le début des pourparlers. En outre, les sources ont ajouté que Beyrouth et Tel Aviv discuteraient des armes du mouvement Hezbollah, du retrait des troupes israéliennes, de la libération des prisonniers et des questions frontalières.
Le détroit d'Ormuz débloqué ?
Plusieurs navires ont déjà traversé le détroit d'Ormuz ou s'y dirigent depuis le golfe Persique, alors que des négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran débutent à Islamabad.
Selon CNN, il s'agit principalement de navires chinois. Le New York Times, citant des responsables américains, a pour sa part écrit que l'Iran ne pouvait pas augmenter la capacité de passage du détroit, car il n'a pas les moyens de localiser les mines qui y sont installées, ni de les retirer.
Dix morts, dont trois secouristes, à la suite d'une attaque israélienne dans le sud du Liban
L'armée israélienne a lancé ce 11 avril une nouvelle frappe contre le sud du Liban, qui a fait au moins dix morts, dont trois secouristes, rapporte le ministère de la Santé du pays. Selon les médias, les attaques israéliennes ont visé des localités de la région de Nabatieh.
Des images présumées de la frappe dévastatrice menée par Tsahal sont diffusées sur les réseaux sociaux.
Frappe israélienne sur l'autoroute de Zefta (Nabatiyé), samedi matin. pic.twitter.com/B1jxALgupM
— Ici Beyrouth (@Icibeyrouthnews) April 11, 2026Frappes israéliennes au Liban : plus de 180 combattants du Hezbollah tués, selon Tsahal
L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 180 combattants du Hezbollah lors des frappes massives menées le 8 avril à travers le Liban. Ces bombardements, décrits comme simultanés et d’une ampleur inédite, s’inscrivent dans l’intensification du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien.
La France soutient les négociations entre l'Iran et les États-Unis et espère qu'elles produiront « les meilleurs effets »
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé au sujet des négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad. « Nous soutenons ces négociations, nous espérons qu'elles produiront les meilleurs effets », a-t-il assuré.
Washington-Téhéran : des négociations d’après-guerre sous haute tension
Les pourparlers entre Washington et Téhéran relèvent désormais d’une logique d’après-guerre. Le détroit d’Ormuz et la sécurité régionale dominent les discussions. L’absence de cadre commun rend l’issue incertaine malgré une volonté de désescalade.
Les États-Unis n'auraient pas accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés, selon CBS
Contredisant les informations de Reuters, CBS News, citant un haut responsable américain, affirme que les États-Unis n'auraient pas accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés. La chaîne rapporte également que le vice-président JD Vance a tenu une réunion bilatérale avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, mais que les négociations n'ont pas encore commencé et qu'aucun accord n'a été discuté.
Les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens, affirme Reuters
Washington aurait accepté de débloquer les avoirs iraniens détenus dans des banques du Qatar et d'autres pays étrangers, rapporte Reuters en citant une source en Iran. Selon l'interlocuteur de l'agence de presse, cette mesure est considérée comme un signe du « sérieux » des intentions de parvenir à un accord lors des négociations à Islamabad.
La source ajoute que le déblocage des avoirs iraniens est directement lié à la garantie d'un passage sûr dans le détroit d'Ormuz. Ce sujet devrait constituer un point clé des négociations. Toutefois, note Reuters, aucun commentaire public n'a été formulé par la partie américaine au sujet du déblocage des avoirs.
La Russie appelle à la cessation immédiate des attaques contre le Liban
Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à la cessation immédiate des bombardements sur le territoire libanais. « La priorité, à ce stade, est d’éliminer les causes profondes du conflit dévastateur dans la région, à savoir la cessation complète de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël. Parmi ses conséquences figurent notamment les dommages subis par les États de la péninsule arabique, ainsi que les hostilités dans la zone frontalière libano-israélienne et les frappes de missiles et les bombardements contre le Liban, auxquels il convient de mettre un terme sans délai », a souligné le communiqué.
La diplomatie russe a également invité les participants aux négociations prévues au Pakistan ce 11 avril à faire preuve de responsabilité et à éviter toute action susceptible de les faire échouer. Moscou a rappelé que la navigation dans le détroit d’Ormuz ne posait aucun problème avant l’attaque contre l’Iran, bien que les parties impliquées accusent désormais Téhéran d’avoir fermé ce corridor.
Négociations avec Israël : le Liban en quête d’une voix souveraine dans un jeu qui le dépasse
Le Liban cherche à imposer des négociations centrées sur l’État pour affirmer sa souveraineté, mais il reste pris entre les stratégies divergentes d’Israël, de l’Iran et des États-Unis. Faute de leviers, Beyrouth risque de rester marginal dans les décisions qui le concernent directement.