«Ça, c'est le macronisme» : Mounir Mahjoubi n'exclut pas d'être candidat à la mairie de Paris

«Ça, c'est le macronisme» : Mounir Mahjoubi n'exclut pas d'être candidat à la mairie de Paris
Mounir Mahjoubi en avril 2017, photo ©Charles Platiau/Reuters

A deux ans des municipales, le camp LREM avance quelques pions dans la course à la mairie de Paris. Après Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, c'est le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi qui laisse augurer une candidature.

La mairie de Paris, pour les membres de La République en marche (LREM), c'est un peu le «monde d'avant», un îlot qui a échappé au raz-de-marée de la présidentielle et des législatives de 2017.

Et la capitale, encore sous le contrôle de socialistes, d'écologistes et de communistes, aiguise ambitions et appétits. Le secrétaire d'Etat en charge du Numérique, Mounir Mahjoubi, n'a pas nié ce 30 juillet sur BFM TV et RMC son intérêt pour une candidature à la mairie de Paris en 2019.

«Pourquoi ça ne m'intéresserait pas ? Je suis né là, j'ai grandi là, j'ai travaillé là, j'ai fait ma vie. Mes parents sont arrivés à Paris, grâce à Paris, je suis allé à l'école gratuitement, j'ai découvert internet», a-t-il répondu, interrogé sur une éventuelle candidature. «Si à un moment ça doit arriver, pourquoi pas», a-t-il lâché, tout en soulignant toutefois que l'échéance était encore lointaine.

Peu de gens se seraient dit que quelqu'un comme moi puisse un jour souhaiter être candidat, et ça c'est le macronisme

«Ce qui est certain, c'est que peu de gens se seraient dit que quelqu'un comme moi puisse un jour souhaiter être candidat, et ça, c'est le macronisme [...] Un garçon de 34 ans, issu de parents immigrés, qui a grandi à Paris, qui est devenu ministre à 34 ans, et se dit que ce serait peut-être possible», a poursuivi Mounir Mahjoubi, qui a été élu député dans le XIXe arrondissement de Paris.

A deux ans des élections municipales, Mounir Mahjoubi n'est pas le seul à lancer des ballons d'essai. Le porte-parole du gouvernement (ex-Parti socialiste) Benjamin Griveaux multiplie les critiques à l'encontre du maire socialiste, Anne Hidalgo. Et déclarait mi-juillet, au JDD : «Je dirai au printemps prochain quelles sont mes intentions [...] Maire, c’est l’anagramme d’aimer. Pour être maire, il faut aimer les gens et leurs tracas du quotidien [...] J’ai envie que Paris aille mieux.»

Anne Hidalgo avait, quant à elle, choisi son camp dès le printemps 2016, en vitupérant Emmanuel Macron, encore ministre de l'Economie et qui venait de fonder son mouvement, En Marche!. «Moi, je n'ai pas entendu le début du commencement d'une idée. Il est quand même le pur produit d'un système très français, un système de reproduction d'élites», avait-elle lâché, le qualifiant de «caricature» et rappelant qu'il venait d'une «banque d'affaires [Rothschild]». Mauvaise pioche ?

Alexandre Keller

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