Nantes : quatrième nuit de violences, le policier mis en examen (IMAGES)

Nantes : quatrième nuit de violences, le policier mis en examen (IMAGES)© GUILLAUME SOUVANT Source: AFP
Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2018, les flammes consument un véhicule dans le quartier nantais du Breil.

Des incidents ont éclaté pour la quatrième nuit consécutive à Nantes, après qu'un homme de 22 ans a été abattu par un policier lors d'un contrôle d'identité qui a dégénéré. Mis en examen, le policier a été libéré sous contrôle judiciaire.

Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, véhicules incendiés ou encore bâtiments pris pour cible : plusieurs quartiers de Nantes ont de nouveau été le théâtre de violences dans la nuit du 6 au 7 juillet 2018.

Ces échauffourées correspondent à la quatrième nuit de tensions entre des groupes d'individus et les forces de l'ordre, depuis la mort d'Aboubakar Fofana, tué par un policier dans le quartier nantais du Breil, le 3 juillet. Ce nouvel épisode de violences a eu lieu après la libération sous contrôle judiciaire du gardien de la paix inculpé.

Selon l'AFP, sept véhicules ont été incendiés pendant la nuit à Orvault, Rezé et dans les quartiers du Breil et de Bellevue. Visées par des jets de cocktails molotov, les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. L'AFP rapporte également qu'un début d'incendie a touché un bâtiment du bailleur social Nantes Habitat au Breil.

Des images relatant une nuit agitée ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

A la tombée de la nuit, une internaute a filmé la présence des forces de l'ordre dans le quartier du Breil. La vidéo montre notamment un CRS pointer son arme sur une cible hors du cadre. On y entend des habitants commenter ainsi la scène : «C'est des gamins qu'ils ont envoyés, comment tu veux qu'on les prenne au sérieux ?»

Présentant une photo prise par «une habitante de la cité», un tweet témoigne de la carbonisation d'un véhicule rue du Port Boyer.

Un autre véhicule en feu a également été photographié sur ce qui semble être le parking d'un immeuble du quartier de Breil.

Alors qu'elle embrase Nantes depuis plusieurs jours déjà, l'affaire Aboubakar ravive des tensions déjà exacerbées autour de la question des violences policières. Cette quatrième nuit de violences a eu lieu après la libération sous contrôle judiciaire du gardien de la paix inculpé. De fait, après avoir changé sa version des faits et reconnu avoir tiré accidentellement, le policier a été mis en examen le 6 juillet pour «coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner».

Depuis le début de l'affaire, Gérard Collomb, Edouard Philippe et le maire de Nantes ont appelé au calme. En vain, pour le moment.

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