Gérard Collomb assigné en justice après le placement en détention d'un Irakien pour crime de guerre

Gérard Collomb assigné en justice après le placement en détention d'un Irakien pour crime de guerre© Benoit Tessier Source: Reuters
Le ministre de l'Intérieur répond aux questions des parlementaires à l'Assemblée, le 13 juin 2017, illustration

Soupçonné d'avoir appartenu à Daesh en Irak, Ahmed Hamdane a été mis en examen en mars en France. Gérard Collomb a félicité la célérité de la DGSI dans cette affaire, mais le suspect l'assigne en justice pour atteinte à la présomption d'innocence.

L'Irakien Ahmed Hamdane avait été interpellé le 6 mars dernier et mis en examen le 9 mars, pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «crimes de guerre», puis placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir participé à un massacre commis par le groupe terroriste Daesh en Irak en tant que haut cadre dirigeant avant de rallier la France en obtenant le droit d'asile accordé par l'Ofpra en juin 2017. Mais selon une information de France Info, le 20 juin 2018, l'avocat d'Ahmed Hamdane a annoncé que son client avait assigné le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb en justice pour «atteinte à la présomption d'innocence». L'audience a été fixée au 6 juillet.

D'après les informations que Gérard Collomb a confiées lui-même à la presse le 8 juin en marge d'un déplacement à Périgueux, Ahmed Hamdane était suivi par la DGSI depuis l'été 2017, c'est-à-dire un mois après avoir obtenu une carte de résident pour dix ans. Une notice rouge d'Interpol avait alors déclenché l'action des renseignements et de la justice. Cependant, la DGSI a constaté que l'homme n'avait eu aucune activité terroriste depuis son arrivée sur le territoire français.

Cet homme de 33 ans est soupçonné par la justice antiterroriste française d'avoir participé en juin 2014 au massacre du camp militaire de Speicher, à Tikrit, au nord de Bagdad. Des hommes armés avaient alors enlevé des centaines de jeunes recrues de l'armée, essentiellement chiites, qu'ils avaient exécutées un par un, tuant jusqu'à 1 700 personnes dans cette ville alors occupée par les djihadistes de Daesh.

Lire aussi : La France a-t-elle donné des papiers à un chef de Daesh ?

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