Gel des APL en 2018 : face aux critiques, le gouvernement fait valoir qu'il n'y a «rien de caché»

Gel des APL en 2018 : face aux critiques, le gouvernement fait valoir qu'il n'y a «rien de cach黩 Alain JOCARD Source: AFP
Image d'illustration : Jacques Mézard, le 23 mai 2018 à l'Assemblée nationale

Après la décision prise en juillet 2017 de baisser les APL, le budget 2018 prévoit de ne pas les augmenter. Une mesure, condamnée par des associations et une partie de l'opposition, que le gouvernement prétend avoir prise en «toute transparence».

Face aux multiples reproches adressés au gouvernement concernant le gel des APL cette année, le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, a déclaré le 19 juin que cet engagement inclus dans le budget 2018 n'avait «rien de caché».

Si la fondation Abbé Pierre a mis en lumière en début de semaine l'annulation de la revalorisation des APL, figurant dans le budget voté à la fin de l'année dernière, Jacques Mézard a de son côté rappelé que toutes les décisions du budget 2018 avaient été votées en «toute transparence».

Il ne s'agit pas d'une baisse [...] mais tout simplement d'une non-augmentation

Le ministre a par ailleurs tenu à nuancer les critiques adressées au gel des APL, s'exprimant ainsi : «Il ne s'agit pas d'une baisse [...] mais tout simplement d'une non-augmentation.» Reconnaissant toutefois : «Des coups de rabot, je ne connais pas un gouvernement qui n'en a pas mis en place [...] On fera en sorte de ne plus en avoir à partir de 2019.»

Alors que les calculs de la fondation Abbé Pierre tendent à démontrer un manque à gagner en moyenne de cinq euros pour les ménages bénéficiant des APL, une partie de l'opposition politique, notamment parmi les députés, a dénoncé la mesure du gouvernement.

Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a par exemple commenté la mesure figurant dans le budget 2018 en qualifiant Emmanuel Macron d'«ennemi des pauvres».

Florian Philippot, fondateur des Patriotes, a quant à lui souhaité rebondir sur une récente phrase polémique d'Emmanuel Macron : «Encore un pognon de dingue dont vous ne verrez plus la couleur.»

Le député socialiste Boris Vallaud a de son côté dénoncé une mesure «injuste et brutale».

En juillet 2017, déjà, le thème des APL avait cristallisé les critiques contre le gouvernement, après que celui-ci avait annoncé une baisse de cinq euros de cette aide. Le mois suivant, Le Canard enchaîné avait rapporté qu'Emmanuel Macron, devant les dirigeants de la majorité réunis, aurait déclaré à ce sujet : «C’était une connerie sans nom !»

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