«Rentre chez toi ! Dégage dans ton pays !» : une femme battue avec une laisse devant ses enfants

«Rentre chez toi ! Dégage dans ton pays !» : une femme battue avec une laisse devant ses enfants© Stoyan Nenov Source: Reuters
(illustration)

Un fait divers violent a viré à la rixe raciste le 8 juin près de Saint-Etienne, lorsqu'une Française d'origine kabyle s'est vue frappée et insultée, qualifiée de «sale bougnoule» par une autre femme qui refusait d'attacher son chien.

Le 8 juin, une habitante de L'Etrat, en banlieue de Saint-Etienne, dans la Loire, dit avoir été frappée et insultée par une autre femme qui, en pleine «crise d'hystérie», l'aurait également invectivée en ces termes : «Sale bougnoule, rentre chez toi ! Dégage dans ton pays !»

A l'origine de l'agression, la Française d'origine kabyle qui a été frappée aurait demandé à l'autre d'attacher son chien en liberté qui coursait des enfants dans un parc. Pour toute réponse, elle aurait alors reçu une bordée d'injures, puis des coups devant ses enfants de huit et trois ans : «Mes enfants sont traumatisés, le plus petit se réveille la nuit, le grand ne veut plus aller à l'école», a-t-elle assuré à France Bleu le 18 juin.

Selon ses propres dires, la victime a été battue à coups de laisse pour chien, notamment au niveau de l’œil et a subi ces mauvais traitements jusqu'à l'arrivée des gendarmes. Elle est ensuite allée faire constater ses blessures au service d'urgences d'un hôpital. Il lui a été prescrit cinq jours d'incapacité totale de travail, selon France Bleu. Le lendemain, elle a porté plainte à la gendarmerie pour coups et blessures et injures à caractère raciste.

La propriétaire du chien a elle aussi porté plainte contre la mère de famille.

Saïd Hamimi, de la section locale de SOS Racisme, y voit une libération de la parole raciste dans le département : «Il n'y a pas une semaine où on ne reçoit pas d'appels pour nous signaler des injures», qui ajoute que les injures anti-blancs sont également en hausse. Et de craindre : «En venir à des coups c'est rare et on ne veut pas que ce cap soit franchi, que les coups eux-aussi deviennent plus réguliers.»

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