Toute première cérémonie du «Bâillon d'or» à Paris, pour récompenser «les rois de la censure»

Toute première cérémonie du «Bâillon d'or» à Paris, pour récompenser «les rois de la censure»© RT France
François Ruffin inaugure le premier "Bâillon d'or" à la Bourse du Travail de Paris

Ce 12 juin, le SNJ CGT et le journal Fakir fondé par le député LFI François Ruffin, décernent le prix du «Bâillon d’or» au «champion de la censure». Un événement aux allures de meeting politique pour dénoncer la politique sociale du gouvernement.

Ce 12 juin, c'est un événement un peu particulier qui se déroule à la Bourse du Travail à Paris. La toute première édition du «Bâillon d’or», organisée par le SNJ CGT et le journal Fakir – fondé et dirigé par le député LFI de la 1ère circonscription de la Somme François Ruffin –, a en effet lieu afin de récompenser le «champion de la censure».

Auteur: RT France

Après diverses prises de parole, et notamment celle du député insoumis, c'est finalement à tous les nominés (parmi lesquels Bolloré ou Sanofi) que l'ironique récompense a été décernée.

Dans le collimateur des organisateurs : de grandes multinationales accusées de bafouer le droit du travail ou encore de pratiquer l'évasion fiscale. Des lanceurs d’alerte, syndicalistes et autres journalistes sont conviés à cet événement afin d'avertir le public sur les dangers que présente selon les organisateurs le texte de loi sur la protection du secret des affaires, qui doit être soumis le 14 juin à un vote définitif à l’Assemblée.

Cette mesure, qui est censée protéger les entreprises françaises contre l’espionnage économique, est vivement critiquée par de nombreux journalistes et une partie de la classe politique française qui y voient une atteinte à la liberté d'informer. Elle prévoit entre autres de rendre illicite «l’obtention, l’utilisation et la divulgation» d'une information qui n'est pas «connue ou aisément accessible», qui «revêt une valeur commerciale [...] parce qu’elle est secrète» et qui «fait l’objet [...] de mesures de protection raisonnables» par l’entreprise. 

Lire aussi : Secret des affaires : le Sénat va plus loin que le gouvernement

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