Agnès Buzyn fait-elle du «chantage à la démission» pour que son mari reste à la tête de l’Inserm ?

Agnès Buzyn fait-elle du «chantage à la démission» pour que son mari reste à la tête de l’Inserm ?© Thomas SAMSON Source: AFP
Le ministre de la Santé Agnès Buzyn et son mari Yves Levy participent au Dîner de la Mode, au profit de Sidaction, le 26 janvier 2018

Selon plusieurs sources citées par le Canard Enchaîné, le ministre de la Santé Agnès Buzyn userait de son influence pour permettre à son mari, Yves Lévy, d’être réélu à la direction de l’Inserm et cela malgré l'opposition de nombreux chercheurs.

Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’ingérerait-elle dans les affaires du très prestigieux Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ? A en croire le Canard enchaîné du 9 mai citant «un proche de l’Elysée», elle mènerait déjà une intense campagne pour assurer la réélection de son mari Yves Levy à la direction de l’établissement public de recherche, dont le mandat court jusqu'au 12 juin 2018.

Le rôle supposé que jouerait le ministre a provoqué une levée de boucliers chez certains chercheurs qui désapprouvent les méthodes jugées autoritaires de l’actuel directeur, en fonction depuis 2014. L’un d’entre eux a confié à l’hebdomadaire satirique avoir appris fin mars à Matignon, «qu’il y avait 90% de chances pour qu’Yves Levy soit renouvelé de manière automatique, car Agnès Buzyn faisait un chantage à la démission». Face à cette perspective, il a confié avoir prévenu Thierry Coulhon, le conseiller Enseignement supérieur et recherche d'Emmanuel Macron, qu’il saisirait le conseil d’Etat.

Les candidats au poste de directeur de l’Inserm interrogés par… Agnès Buzyn ?

Tandis qu'un appel à candidature pour le poste de directeur de l'Inserm a été publié dans le Journal officiel du 28 avril, rien n’empêche l’immunologue de se porter une nouvelle fois candidat.

Mais selon les plus réticents à cette reconduction, les jeux seraient faits d’avance. Plusieurs d’entre eux ont décidé de ne pas se porter candidat lorsqu'ils ont appris que l’un des membres du jury chargé d’auditionner les prétendants au poste, était... Agnès Buzyn. «On va faire une nomination comme si on était en Arabie saoudite ? Ce n’est pas possible !», s’est indigné un éminent recteur de recherche de l’Inserm.

Le principal intéressé ne s'est pour sa part pas exprimé quant à son avenir.

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