La mère d'Arnaud Beltrame dément ne pas vouloir de rues au nom de son fils dans les villes FN

La mère d'Arnaud Beltrame dément ne pas vouloir de rues au nom de son fils dans les villes FN© Bertrand Guay Source: AFP
Un portrait du colonel Arnaud Beltrame le 28 mars 2018 dans la cour du ministère français de l'Intérieur. (image d'illustration)

La famille d'Arnaud Beltrame, mort après l'attentat de Trèbes le 23 mars, a expliqué au Parisien qu'elle ne s'opposait pas à ce que des rues portent son nom dans les municipalités FN, contrairement à ce qu'avait affirmé plus tôt un site spécialisé.

Pas de rue «Arnaud Beltrame» dans les municipalités Front national (FN) ? Ce n'est pas le souhait de la famille du colonel mort en héros le 23 mars après avoir échangé sa place avec celle d'un otage dans le Super U de Trèbes, selon Le Parisien. «Arnaud Beltrame est Français. Il appartient à tout le monde.», a ainsi fait savoir sa mère à nos confrères ce 19 avril. Un porte-parole de la gendarmerie regrette lui aussi une «information erronée». 

Selon les informations rapportées ce même jour par l'Essor, journal spécialisé dans l’actualité de la gendarmerie, la famille aurait été opposée au fait que des mairies FN fassent baptiser des rues ou édifices du nom d'Arnaud Beltrame. «Je rectifie le tir car c’est du n’importe quoi», a encore expliqué Nicolle Beltrame, s'interrogeant : «Qui sait si dans deux ans ces mairies seront toujours tenues par le Front national ? » Au total, une quarantaine de villes parmi lesquelles Lille, Rennes, Versailles ou Créteil ont déjà décidé de baptiser au nom du colonel Beltrame une rue, un établissement scolaire ou un bâtiment municipal.

Si la dénomination d’une voie publique relève exclusivement de la compétence des communes, le conseil municipal devant voter la proposition concernant la dénomination de la rue pour qu’elle soit effective, la famille du défunt a le droit en dernier ressort d'autoriser ou non l'hommage.

Alors que le terroriste islamiste Redouane Lakdim venait d'abattre deux personnes à Trèbes le 23 mars, le gendarme Arnaud Beltrame avait fait le choix de prendre la place d'un otage retenu à l'intérieur du supermarché Surper U de la commune. Il est mort des suites de ses blessures dans la nuit du 23 au 24 mars. Le 28 mars, aux Invalides, à Paris, un hommage national lui a été rendu.

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