La compagne de Radouane Lakdim, Marine P., mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste

- Avec AFP

La compagne de Radouane Lakdim, Marine P., mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste© Regis Duvignau Source: Reuters
Illustration : le 24 mars, à Carcassonne, un policier passe à côté de fleurs déposées en hommage aux victimes des attentats de l'Aude

Fichée «S» en raison de sa «fréquentation des milieux islamistes radicaux», comme son compagnon qui a tué quatre personnes lors d'attentats dans l'Aude, Marine P. a été inculpée. Elle n'exprime pas d'indignation face à ces attaques.

La compagne de Radouane Lakdim, le djihadiste qui a tué quatre personnes dans des attaques à Trèbes et Carcassonne (Aude), a été mise en examen le 27 mars par un juge antiterroriste et incarcérée provisoirement, selon une source judiciaire.

Au terme de quatre jours de garde à vue, Marine P., convertie de 18 ans, a été présentée dans la soirée à un magistrat parisien qui l'a inculpée pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d'atteintes aux personnes», d'après cette même source.

Elle a été incarcérée provisoirement dans l'attente d'un débat différé sur son placement en détention qu'elle a sollicité.

Qui est Marine P., mystérieuse compagne radicalisée de Radouane Lakdim ?

«Elle a peut-être eu des propos extrêmes, mais elle n'est pas une criminelle, elle a été manipulée» : c'est ainsi que la sœur aînée de Marine P. qualifie cette dernière. «Elle avait repris l'école, eu son BEP de vente. Elle allait bien», précise la jeune femme, ajoutant que sa sœur cherchait un emploi. 

Et pourtant, la compagne du terroriste de l'Aude, «convertie à l'islam à l'âge de 16 ans, présente tous les signes d'une radicalisation», selon le procureur de Paris François Molins, qui précise que lors de son interpellation, elle a crié «Allah Akbar» et a posté sur internet, le matin du périple sanglant de son compagnon, une sourate promettant l'enfer aux mécréants, selon le procureur.

«Elle faisait la prière le matin, mettait ensuite une sourate sur son compte Facebook», confie la sœur de Marine P., ajoutant qu'ensemble, entre deux cigarettes fumées dans leurs chambres, «elles regard[aient] des films sur Netflix».

Quand Marine P. fait le ramadan, les parents, qui «ne sont pas croyants [...] mangent du porc à table». «Et il n'y avait aucun problème», souligne-t-elle, «parce que nos parents nous ont tous laissé choisir».

Quant à sa relation avec le djihadiste qui a tué quatre personnes dans l'Aude, elle était «très discrète» pendant trois ans parce que «seul l'homme avec qui on va se marier vient chez les parents», selon la sœur de Marine P.

Comme son compagnon, la jeune femme était fichée «S» (pour «sûreté de l'Etat») en raison de sa «fréquentation des milieux islamistes radicaux», selon une source proche de l'enquête. Si elle conteste avoir été associée aux attaques de son compagnon, lorsque les faits sont évoqués «elle n'exprime pas un sentiment d'indignation», selon une source proche de l'enquête.

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