Morano furieuse, Collard prudent : premières réactions à la garde à vue de Nicolas Sarkozy

Morano furieuse, Collard prudent : premières réactions à la garde à vue de Nicolas Sarkozy© Martin Bureau Source: AFP
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy le 25 mars 2013 à Paris. (image d'illustration)

L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête concernant le financement libyen supposé de sa campagne présidentielle de 2007. Condamnation, prudence ou colère, les politiques n'ont pas manqué de réagir.

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été placé en garde à vue le matin du 20 mars par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre. Brice Hortefeux y est également entendu. Plusieurs personnalités politiques ont réagi dans la matinée à cette annonce.

Prudence et présomption d'innocence

Interrogée sur l'affaire, Nadine Morano, députée européenne, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et conseillère politique du président des Républicains Laurent Wauquiez, s'est montrée particulièrement irritée sur CNews, raccrochant au nez du présentateur.

Sur RTL, elle a expliqué plus calmement : «On verra si cette garde à vue était justifiée, quels éléments elle apportera. Encore une fois, moi, je regarde la réalité des faits. La réalité des faits, c'est que, bien souvent, il a été mis en cause, bien souvent, et il en est sorti en étant totalement blanchi.»

Le trésorier du Front national (FN), Wallerand de Saint-Just, a pour sa part expliqué sur Twitter «avoir la nausée» que les médias soient renseignés «minute par minute» sur la procédure, tout en précisant qu'il ne soutenait pas Nicolas Sarkozy.

Il a été rejoint par Gilbert Collard, député FN, qui a estimé sur LCP : «C'est une étape dans la réunion d'indices précis ou concordants, voire graves, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il est coupable ou qu'il est innocent. C'est une étape dans le travail d'enquête.»

Le sénateur communiste Eric Bocquet a de son côté interrogé : «La vérité est-elle enfin en marche ?»

Le président des Patriotes, Florian Philippot, a lui jugé : «Jamais agréable pour la fierté nationale de voir d'anciens présidents en garde à vue : oui. Mais la vraie question est ailleurs : avez-vous le sentiment que les hommes installés à l’Elysée depuis pas mal de temps sont dignes de la fonction de président de la République ?»

Interrogé plus tard sur LCI, l'ancien numéro deux du FN a poursuivi : «J'ai toujours été étonné par l'omerta autour de cette affaire. Si c'est avéré, cela veut dire que l'élection de 2007 est une tricherie et qu'on a détruit l'État libyen, avec tant de conséquences, pour faire taire. C'est la voyoucratie.»

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