Rats, insalubrité, infiltrations d'eau : une école parisienne au cœur d'un scandale sanitaire

Rats, insalubrité, infiltrations d'eau : une école parisienne au cœur d'un scandale sanitaire © Christian Hartmann Source: Reuters
Les rats pullulent à l'école Guadeloupe. Image d'illustration

Peu écoutés des pouvoirs publics, des parents d'élèves et des enseignants ont manifesté pour protester contre l'état «déplorable» de l'école Guadeloupe, située dans le XVIIIe arrondissement de Paris. L'école serait-elle devenue un lieu dangereux ?

L'école est-elle un lieu sain pour les élèves ? Non, à en croire les parents d'élèves et les enseignants de l'école Guadeloupe, située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, qui ont manifesté le 8 mars. Leurs témoignages sont édifiants. Le problème remonterait à plus d'un an et la situation se serait nettement dégradée depuis le mois d'octobre : des rats et des souris circuleraient ainsi librement entre la cour et les salles de classe. Leurs déjections s'accumuleraient autour de la machine à café ou encore à l'intérieur du canapé du coin lecture. «On n'ose même plus manger et il y a une odeur pestilentielle», avoue une membre du personnel de l'établissement pour France Info. Les 200 enfants de l'école primaire doivent également faire face à l'insalubrité des toilettes. Les conduites d'eau seraient dans un état «déplorable», selon un témoignage recueilli par France Info.

«La plupart des toilettes ne fonctionnent plus, et les excréments de rongeurs sont partout», raconte un parent auprès du Parisien. «Comment faire avec seulement huit sanitaires, dont certains à l’extérieur, pour 200 enfants et 50 adultes ? Et l’odeur d’urine de rongeurs présente partout dans l’école ! On entend même les rats courir dans les faux plafonds des toilettes des enfants !», s'indigne un professeur dans Le Parisien.

Interrogée par BFMTV, la directrice Nathalie Cabon s'insurge aussi des odeurs et d'une municipalité qui serait peu préoccupée par le problème, se contentant d'installer quelques pièges : «On aimerait une solution plus efficace pour qu'il n'y ait plus de souris, parce que ça apporte des bactéries, des germes contagieux pour les enfants.»

France Info rapporte que les rats auraient été à l'origine d'un feu après avoir grignoté les fils électriques de l'une des classes. Heureusement, les infiltrations d'eau dans les murs de la salle auraient permis d'éteindre le début d'incendie...

Indignée par la dégradation du lieu, la députée de Paris Danièle Obono (La France insoumise) a apporté son soutien aux manifestants pour «un accueil digne des enfants de l'école publique».

«En dépit de tout cela, nous alertons depuis des mois dans l’indifférence. Jamais les réponses n’ont été à la hauteur des problèmes que nous rencontrons», regrette, résignée, une enseignante dans les colonnes du Parisien.

La situation va-t-elle enfin s'améliorer ? A l'occasion de la manifestation du 8 mars, l'ensemble du personnel et des parents d'élèves avait tenté d'obtenir un rendez-vous auprès de la mairie d'arrondissement. En vain.

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