«Il m'a tout piqué Macron, je vais demander des droits d'auteur» : Valls fait (encore) le bilan

«Il m'a tout piqué Macron, je vais demander des droits d'auteur» : Valls fait (encore) le bilan
Manuel Valls salue la victoire de Benoît Hamon à la primaire à gauche en janvier 2017, photo ©ERIC FEFERBERG / AFP

Rescapé des législatives de juin 2017, plus membre du Parti socialiste mais refusé d'entrée à La République en marche, l'ex-Premier ministre s'efforce toujours de démontrer sa proximité avec Emmanuel Macron.

Le 27 février dernier, Manuel Valls était l'invité de l'ESSEC, école de commerce fondée par des jésuites en 1907, dans le cadre des Mardis de l'ESSEC, événement également couvert par le quotidien économique, partenaire, La Tribune.

Franchement, il m'a tout piqué, Macron

La vidéo mise en ligne sur YouTube le 7 mars, est illustrée avec humour avec de la musique de corrida du groupe Gran Banda Taurine – sans doute une référence aux origines catalanes de l'ex-Premier ministre. Un jour plus tard, seules 362 personnes l'ont visionnée, peut-être en raison de sa longueur (plus d'une heure et quarante minutes).

Et pourtant, Manuel Valls s'y livre à un bel exercice d'inventaire, et, d'après La Tribune, de «dédiabolisation». Diabolisé, Manuel Valls ? Selon La Tribune, le passage en force de la loi Travail, en court-circuitant le Parlement au moyen de l'article 49.3 de la Constitution a laissé des traces dans l'opinion publique. Une hypothèse assez recevable, si l'on considère la mobilisation des syndicats et, plus largement, de la population tout au long de l'année 2016. Mais alors, que penser de la réforme par ordonnance du Code du travail, effectuée par ordonnances par Emmanuel Macron et son gouvernement ? «Franchement, il m'a tout piqué, Macron, je vais demander des droits d'auteur», a-t-il plaisanté devant les étudiants.

On a échoué

Quant au mandat de François Hollande et son passage à Matignon, Manuel Valls a joué la carte de la franchise, de l'autocritique et même, d'une certaine façon, de la repentance. «On a échoué... Quand le président sortant ne peut même pas se présenter, que son Premier ministre est battu par un membre de l'aile gauche de son parti [Benoît Hamon], que celui-ci obtient 6% des voix au premier tour de la présidentielle, que le PS passe de trois cents à trente députés, c'est un échec», a-t-il reconnu. Surtout quand ledit candidat, Benoît Hamon, se voit abandonné en rase campagne, présidentielle, au profit d'Emmanuel Macron par un certain Manuel Valls.

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