Corsica Libera dénonce le «mépris intolérable» du peuple corse affiché par Emmanuel Macron

Corsica Libera dénonce le «mépris intolérable» du peuple corse affiché par Emmanuel Macron© Hamilton DE OLIVEIRA / POOL Source: AFP
Emmanuel Macron à Bastia, le 7 février

Pour le parti nationaliste Corsica Libera, le président de la République a fait preuve de «condescendance malsaine» et de «mépris» envers le peuple corse et ses symboles lors de son déplacement, affichant la volonté «néocoloniale» de l'Etat français.

«On est venu dans notre pays pour dire que nous n'étions ni un peuple, ni une nation et que la démocratie, le respect du suffrage universel direct ne s'appliquait pas aux Corses» : Corsica Libera, le parti du président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, a tenu le 10 février une conférence de presse au vitriol consécutivement au déplacement du président français Emmanuel Macron sur l'île de Beauté les 6 et 7 février derniers.

Sur le fond, le parti nationaliste a dénoncé les discours «haineux, provocateurs, méprisants» du locataire de l'Elysée et le «négationnisme de la question corse» qu'il aurait affiché, de même qu'un certain mépris des symboles corses, illustrant de cette manière la volonté «néocoloniale» de l'Etat français. Ainsi, le retrait du drapeau corse au moment du discours du président de la République ou encore son refus d'accorder la «co-officialité» à la langue corse ont été très mal perçus par Corsica Libera.

La parti nationaliste a en outre mis en garde contre un retour en force de l'Etat sur l'île, qui s'est fait jour avec les propos, selon lui, «ultra-jacobins» tenus par le président français lors de son hommage au préfet Claude Erignac.

«Devant tant de bêtise, de condescendance malsaine et de mépris intolérable et inacceptable envers notre peuple, nous continuerons à nous battre aux côtés de nos élus pour la reconnaissance officielle du peuple corse en tant que communauté originale ayant lui aussi droit à l'existence», a conclu Corsica Libera.

Lors de son discours très attendu à Bastia, le 7 février, le président de la République avait balayé la quasi-totalité des revendications des nationalistes corses, se déclarant uniquement favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution.

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