«Eviter de passer pour un chef d'Etat étranger» : Macron exige un drapeau français en Corse

«Eviter de passer pour un chef d'Etat étranger» : Macron exige un drapeau français en Corse© Philippe Wojazer Source: Reuters
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Manifestations hostiles, macronistes corses recadrés par le parti pour avoir soutenu une résolution des nationalistes : la visite du président de la République sur l'île s'annonce particulièrement compliquée.

Emmanuel Macron se rend en Corse les 6 et 7 février pour son premier déplacement présidentiel sur l'île dans un contexte tendu, alors que les nationalistes disposent de la majorité absolue.

Le président de la République entend bien ne pas «passer pour un chef d'Etat étranger», d'après un élu local cité par la chaîne d'information BFM TV. Selon celle-ci, Emmanuel Macron aurait posé une condition à son rendez-vous avec les deux personnalités à la tête de l'île, l'autonomiste Gilles Simeoni et l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni : un drapeau tricolore devra être affiché dans la salle de leur rencontre. S'il trône sur le fronton de l'assemblée de Corse, le symbole national a en effet disparu des bureaux de ceux-ci.

Interviewé par la chaîne d'actualité, un proche de Jean-Guy Talamoni ironise sur la volonté du président français : «On le fait pour tous nos hôtes. Quand on a reçu une délégation ivoirienne on a mis un drapeau ivoirien.»

Contexte tendu

Si tous les détails de son programme ne sont pas connus, Emmanuel Macron participera le 6 février à Ajaccio à l'hommage au préfet Claude Erignac, assassiné 20 ans plus tôt. Le lendemain, le président de la République est attendu en Haute Corse, où il prononcera un discours dans l'après-midi.

Cette visite survient dans un contexte tendu, alors que les six élus macronistes corses ont été recadrés par le délégué général de La République en marche (LREM), Christophe Castaner, pour avoir voté une résolution déposée par les dirigeants nationalistes, qui sera par ailleurs remise à Emmanuel Macron lors de son déplacement.

Le 3 février, plusieurs milliers de nationalistes avaient manifesté à Ajaccio, appelant le gouvernement à discuter du sort des «prisonniers politiques» ou encore de l'inscription de la Corse dans la Constitution.

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