Comparant Macron à un produit «avarié», Dupont-Aignan refuse la suppression de fonctionnaires

Comparant Macron à un produit «avarié», Dupont-Aignan refuse la suppression de fonctionnaires© LUDOVIC MARIN Source: AFP
Nicolas Dupont-Aignan en discussion avec Emmanuel Macron en novembre 2017

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) est offensif sur la réforme de la fonction publique, souhaitée par le gouvernement. Si, pour le député de l'Essonne, dans certains secteurs il faut «redéployer», il assure qu'il ne faut pas «supprimer de fonctionnaires».

Invité d'Europe 1 et Cnews, le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan a souhaité prendre le contre-pied de la future réforme de la fonction publique énoncée par le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin le 1er février. 

Le projet prévoit notamment un plan de départs volontaires pour réaliser la promesse présidentielle d'Emmanuel Macron : la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.

Pourquoi cette mentalité française de toujours vouloir mettre au chômage les gens ?

En désaccord, Nicolas Dupont-Aignan de Debout La France (DLF) considère, quant à lui, qu'il ne faut pas «supprimer de fonctionnaires». «Je connais les hôpitaux, je connais les banlieues, je suis élu des banlieues [en Essonne]. Je sais les manques qu'il y a et je sais qu'il y a des gains de productivité à avoir. Je ne suis pas pour l'immobilisme. Et lors de la présidentielle, j'étais l'un des rares à avoir dit que je ne supprimerais pas d'emploi de fonctionnaires mais que je les "redéploierais"», a-t-il assuré le 4 février.

«Pourquoi faire partir ? On peut former. Pourquoi cette mentalité française de toujours vouloir mettre au chômage les gens», a-t-il ajouté en assurant qu'il y avait «des gains de productivité» à faire dans certains secteurs de la fonction publique. «Là où il y a des effectifs en trop, on "redéploie"», a-t-il poursuivi.

Voulant défendre ceux «qui bossent, ceux qui sont aujourd'hui à genoux», le président de DLF a ciblé les gels du point d'indice des fonctionnaires : «Le gouvernement a refusé d'augmenter l'indice de la fonction publique, ce qui fait que les fonctionnaires ont perdu encore 50 euros là. [...] Cela fait quatre ans que ça dure. Les infirmières sont paupérisées. J'ai été en Savoie, les infirmières partent toutes en Suisse où elles sont payées le double», a-t-il argumenté.

Emmanuel Macron, «un mirage» selon Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan considère par ailleurs qu'Emmanuel «Macron est un mirage, un très bon communicant [dont] l'emballage est chatoyant mais le contenu est avarié». «La société française souffre comme jamais», a-t-il encore soutenu.

«Quand vous comptez les taxes sur l'essence, sur le diesel, sur l'électricité, le forfait hospitalier, la taxe sur le gaz, etc. Vous vous apercevez que les fameux gains sur le pouvoir d'achat pour les salariés – parce que les retraités sont massacrés – sont complètement pris, "bouffés", pardonnez-moi l'expression», a-t-il martelé lors de son interview.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé la création d'un comparateur de pouvoir d'achat qui sera mis en ligne prochainement par ses équipes pour que chaque Français puisse «calculer le vrai coût» des réformes fiscales. 

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