Macron assure qu'il faudra compter avec Bachar el-Assad, mais qu'il devra «répondre de ses crimes»

Macron assure qu'il faudra compter avec Bachar el-Assad, mais qu'il devra «répondre de ses crimes»© Philippe Wojazer Source: Reuters
Le président dans la cour du palais présidentiel en décembre, illustration

Lors d'une interview accordée à France 2 le 17 décembre, le président français est revenu sur ses premiers mois à la tête de l'Etat et a évoqué le dossier syrien. Il a notamment estimé qu'il fallait compter avec Bachar el-Assad.

Interviewé sur France 2 le 17 décembre, Emmanuel Macron a fait le bilan de ses premiers mois passés à l'Elysée et a notamment évoqué le dossier syrien. Il a déclaré à ce propos : «Je pense que d'ici [...] fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie.»

Abordant le sujet du processus de paix engagé dans le pays, le président français a reconnu que la coalition allait devoir compter avec Bachar el-Assad pour rétablir la paix dans le pays : «Bachar el-Assad sera là, [...] parce qu'il est protégé par ceux qui ont gagné la guerre sur le terrain, que ce soit l'Iran ou la Russie.»

Cependant, Emmanuel Macron n'a montré aucune complaisance à l'égard du dirigeant syrien : «Il devra répondre de ses crimes. Bachar est l'ennemi du peuple syrien, Daesh est l'ennemi du peuple français, si je devais résumer ma pensée.» 

Afin d'illustrer son idée du processus de paix, le dirigeant français a pris l'exemple du Liban et a dit espérer l'émergence «d'une solution politique qui construira une paix durable, où toutes les minorités sont protégées».

Un durcissement sur le dossier Assad de la part du président français

Cette déclaration du président français rappellent ses déclarations antérieures au sujet de l'avenir de la Syrie tout en introduisant une légère nuance quant à d'éventuelles sanctions contre le président syrien. Lors d'un entretien accordé le 21 juin à huit quotidiens européens, il déclarait ne pas voir de «successeur légitime» à Bachar el-Assad. Il avait également affirmé que le président syrien n'était pas l'«ennemi» de la France mais celui du peuple syrien.

Ces propos avaient provoqué la colère d'une centaine d'intellectuels français et syriens qui s'étaient fendus d'une lettre ouverte parue dans LibérationTitrée «Monsieur le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme», le texte était adressé à Emmanuel MacronCritiquant sa position vis-à-vis de Bachar el-Assad, les signataires dans leur lettre avaient accusé le chef de l'Etat de reconnaître la légitimé du président syrien et de soutenir le terrorisme.

Lire aussi : Emmanuel Macron confirme le soutien de la France à l'opposition syrienne et élude la question Assad

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