Le rappeur Rohff écope de cinq ans de prison pour violences dans une boutique de son rival Booba

- Avec AFP

Le rappeur Rohff écope de cinq ans de prison pour violences dans une boutique de son rival Booba© Lionel BONAVENTURE Source: AFP
Le rappeur Rohff à sa sortie du tribunal le 29 septembre 2017
Suivez RT France surTelegram

Le célèbre rappeur Rohff a été condamné le 27 octobre à Paris à cinq ans de prison pour avoir violemment agressé, en groupe, deux vendeurs de la boutique parisienne de son rival, le rappeur Booba en avril 2014.

Le 27 octobre, le tribunal de Paris a condamné Rohff à cinq ans de prison pour avoir passé à tabac deux vendeurs de la boutique de son grand rival Booba il y a trois ans de cela. Le tribunal est allé au-delà de la peine de quatre ans demandée par le procureur.

Pour expliquer cette «lourde» peine, les juges ont décrit des faits «d'une particulière gravité», une «action collective préméditée d'une grande violence, sans autre mobile établi qu'une démonstration de force» dans le cadre d'une rivalité entre ces deux figures du rap français.

L'artiste de 39 ans, de son vrai nom Housni Mkouboi, qui a déjà passé deux mois en prison et plusieurs mois sous bracelet électronique dans cette affaire, n'a pas été écroué immédiatement à l'issue de l'audience. Il est sorti sans s'exprimer devant la presse.

«On a dix jours pour faire appel ou aménager la peine, on va prendre le délai de réflexion», a affirmé son avocate, Malika Ibazatene.

Alors que les journalistes lui demandaient si la peine du rappeur était réellement aménageable, ce qui lui permettrait de ne pas retourner derrière les barreaux, l'avocate de Rohff a souligné qu'il avait «fait beaucoup de bracelet électronique», sans plus de précisions.

Le 21 avril 2014, Rohff était entré accompagné de plusieurs hommes dans le magasin Ünkut, boutique officielle de la marque de vêtements fondée par le rappeur Booba, située dans le quartier parisien de Châtelet.

Dans un bref déchaînement de violence dont les images, captées par des caméras de vidéosurveillance, avaient été diffusées à l'audience, on pouvait voir le groupe rouer de coups un jeune vendeur en l'abandonnant dans un état critique, assommer un autre employé avec une caisse enregistreuse et dévaster la boutique.

Pour les magistrats, le groupe qui accompagnait Rohff semblait sur les images de vidéosurveillance plutôt composé d'hommes âgés d'une trentaine d'années et «pas excités» – une analyse en contradiction avec la version du rappeur, qui assure avoir été suivi dans la boutique par de jeunes fans qui l'avaient reconnu dans la rue.

Les explications du rappeur «n'ont eu de cesse de changer», a asséné l'une des juges lors de la lecture du jugement, aussi bien sur le motif de sa présence dans la boutique que sur ses intentions ou l'élément déclencheur des violences.

La constance dont a fait preuve l'artiste «dans la minimisation» paraît «peu compatible avec les regrets exprimés», a-t-elle ajouté.

Le casier judiciaire du rappeur comporte déjà plusieurs condamnations, dont une pour violences avec arme.

Lire aussi : «Nique la France» : un rappeur rejugé pour des propos chocs

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram
En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»