Le site de «sugar dating» débarque à Paris et fait face à une levée de boucliers

Le site de «sugar dating» débarque à Paris et fait face à une levée de boucliers© Capture d'écran Twitter, @ATixier
La publicité a été visible devant plusieurs universités parisiennes.

Deux jours à peine après son lancement en France, le site RichMeetBeautiful qui incite les étudiantes à avoir des relations avec des hommes fortunés fait déjà polémique. La mairie de Paris a demandé le retrait des publicités.

Le site de «sugar dating» RichMeetBeautiful, qui met en relation de jeunes femmes avec des hommes fortunés qui profiteraient de leurs faveurs sexuelles en échange du financement de leurs études, n’a été créé qu’en août 2017 mais traîne déjà derrière lui un parfum sulfureux. Le site, en effet, a déjà déclenché les foudres de responsables d’universités, d’associations ou de particuliers à travers le monde. Lancée à Paris, la campagne de promotion de ce site controversé, portée par remorque publicitaire, a déjà suscité l'ire des élus locaux.

«Nous condamnons avec fermeté cette publicité honteuse. Nous travaillons avec la préfecture de police pour la faire disparaître de nos rues», a déclaré la mairie de Paris sur le réseau social Twitter.


Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture et des relations avec les arrondissements, a condamné avec fermeté la présence de ce «camion publicitaire abject». 


Le matin du 25 octobre, un étudiant avait donné l'alerte en postant surTtwitter une photographie de cette remorque publicitaire placée devant son université à Paris, qui semble être l'université Paris-Descartes, rue de l'Ecole de médecine. 

En début d'après-midi, la publicité était toujours visible devant l'université Paris-Descartes.


Frédéric Dardel, le président de l'Université, a par ailleurs déclaré que l'institution étudiait actuellement ses possibilités d'action judiciaire.

Cibles de nombreuses critiques en Belgique, la campagne a fini par être interdite dans le pays. Le jury d’éthique publicitaire belge avait reçu plus d’une centaine de plaintes et estimé que la campagne portait atteinte à la dignité humaine.

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