Etat d'urgence : Eric Coquerel compare la France de Macron à la Turquie d'Erdogan

Etat d'urgence : Eric Coquerel compare la France de Macron à la Turquie d'Erdogan© Martin Bureau Source: AFP
Eric Coquerel dans l'hémicycle, entouré de son groupe parlementaire LFI

Le projet de loi antiterroriste du gouvernement débattu depuis le 25 septembre à l'Assemblée nationale continue de diviser l'hémicycle sur la question des libertés individuelles. Eric Coquerel (France insoumise) compare même la France à la Turquie.

La nouvelle loi antiterroriste qui doit remplacer l'état d'urgence en novembre est débattue à l'Assemblée nationale depuis le 25 septembre. Si le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, défend un projet de loi qu'il juge nécessaire face à la menace que représente Daesh en France, les opposants au texte sont nombreux au Parlement comme dans la société civile.

Au sein de l'opposition, le groupe de La France insoumise (LFI) s'est déjà exprimé à plusieurs occasions contre cette loi. C'est cette fois Eric Coquerel, un élu de Seine-Saint-Denis, du mouvement conduit par Jean-Luc Mélenchon, qui a pris la parole pour dénoncer cette loi risque selon lui de conduire la France «dans une situation qui est celle de l'Ukraine ou de la Turquie.» Au micro de BFMTV, le député a précisé sa pensée : «Ce sont des Etats qui ont transformé un état d'exception en état permanent.»

Le gouvernement transpose-t-il l'état d'urgence dans la nouvelle loi ?

Eric Coquerel faisait ainsi allusion à la transposition de certaines dispositions liées à l'état d'urgence dans la nouvelle loi antiterroriste, telles que les perquisitions – devenues de pudiques «visites» –, les assignations à résidence et les fermetures administratives de lieux de culte.

Dans les rangs de la droite, Les Républicains (LR) sont également montés au créneau, mais a contrario, ils trouvent quant à eux que le maintien de l'état d'urgence aurait été préférable. Ils proposent d'ailleurs un contre-projet de loi qui va dans ce sens.

La nouvelle loi doit entrer en vigueur au mois d'octobre et sa raison d'être devra être réexaminée en 2020 par le Parlement.

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