Cédric Herrou libéré après la plainte d'un passeur

Cédric Herrou libéré après la plainte d'un passeur© Eric Gaillard Source: Reuters
Cédric Herrou à la sortie du tribunal de Nice en février 2017

Cédric Herrou, le militant pro-migrants de la vallée de la Roya, a été entendu par la gendarmerie lors de sa septième garde à vue avant d'être remis en liberté le 13 septembre. Une sombre histoire de vengeance avec un passeur incarcéré.

C'était déjà son septième passage en garde à vue depuis 2016. Le militant pro-migrants Cédric Herrou a de nouveau été mis en liberté le 13 septembre sans avoir été déféré au parquet, après 32 heures de détention. 

Le 12 septembre, l'humaniste récidiviste controversé avait été convoqué à la Gendarmerie de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) pour être entendu à la suite d'une plainte déposée par un jeune passeur éthiopien incarcéré.

Aux dires de l'avocate de Cédric Herrou, le dossier monté contre son client serait «vide» et ne reposerait «que sur des propos confus» du passeur. Les accusations de ce dernier ne seraient donc motivées que par la vengeance : «Une partie de la plainte est exacte mais pas du niveau de la gravité évoquée dans les déclarations [du plaignant] : violences, séquestration, menaces avec arme de poing et une histoire de bouteille de gaz», a tout de même précisé le procureur de Nice cité par l'Agence France presse.

En effet, Cédric Herrou avait livré le passeur à la justice au cours de l'été. L'Ethiopien avait ensuite été condamné à huit mois de prison ferme le 31 juillet, ce qui lui aurait fourni quelque motif de garder une dent contre son délateur.

Mais dans quelles circonstances exactes la livraison du passeur à la police s'est-elle effectuée ? Ce sera au parquet de Nice de trancher : il a jusqu'au 18 septembre pour se prononcer sur la suite à donner à l'affaire.

Les soutiens du militant, la Ligue des droits de l’homme et l’association Roya citoyenne, ont dénoncé un harcèlement judiciaire.

Cédric Herrou avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis en appel, le 8 août 2017, pour aide à l'immigration clandestine. Un «délit de solidarité» pour certains, mais un délit tout de même selon les tribunaux.

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