Accrochage entre l'administration et Valérie Pécresse qui exige les noms des décrocheurs scolaires

- Avec AFP

Accrochage entre l'administration et Valérie Pécresse qui exige les noms des décrocheurs scolaires© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP
Valérie Pécresse en 2017.

La présidente de la région Ile-de-France a demandé à l'Etat de lui fournir la liste nominative des décrocheurs scolaires, dont la consultation lui est refusée depuis 2015. Valérie Pécresse déplore de ne pas pouvoir contacter les élèves en difficulté.

Valérie Pécresse a réclamé le 29 août au gouvernement la liste nominative des «élèves décrocheurs», estimant que la région ne pouvait dépenser de l'argent pour des structures de lutte contre le décrochage, qui sont «à moitié vides».

Depuis la loi NOTRe (loi portant nouvelle organisation territoriale de la République) d'août 2015, la région Ile-de-France a en charge le financement des acteurs de lutte contre le décrochage scolaire (microlycée, lycée du soir, école de la deuxième chance, etc.). La région  a voté en 2017 un plan de 2 millions d'euros de projets de lutte contre le décrochage scolaire, qui touche 25 000 jeunes Franciliens chaque année. Mais sa présidente déplore de ne pouvoir joindre que 20% de ces jeunes car l'Etat refuse de transmettre leurs coordonnées. 

«Nous devons avoir le fichier. On ne peut pas dépenser de l'argent et avoir des structures à moitié vides. Il faut pouvoir appeler personnellement les jeunes décrocheurs», a ainsi déploré Valérie Pécresse, le 29 août. 

Pour la rentrée 2017, la région Ile-de-France a financé la rénovation ou l'agrandissement de 16 lycées, la création de deux nouveaux lycées (1 600 places supplémentaires) et la création de cinq nouveaux internats (480 places), dans le cadre d'un «plan d'urgence» pour les lycées d'ici à 2027, doté à hauteur de 5 milliards d'euros. 21,39 millions d'euros ont par ailleurs été investis dans des opérations de sécurisation des lycées (installation de sas, interphones, visiophones, vidéosurveillance, clôtures, etc) entre janvier 2016 et juillet 2017.

«On a fait ce que les équipes éducatives nous demandaient. Nous n'avons aucun tabou, aucune barrière idéologique», a précisé Valérie Pécresse, à laquelle un large usage de la vidéosurveillance est reproché par l'opposition écologiste à la Région. 

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