«Coup d'Etat social» ? Philippe renvoie Mélenchon à ses amours vénézuéliennes

«Coup d'Etat social» ? Philippe renvoie Mélenchon à ses amours vénézuéliennes
Jean-Luc Mélenchon le 25 août 2017, illustration ©BERTRAND LANGLOIS / AFP

Le Premier ministre Edouard Philippe a saisi l'occasion du séminaire gouvernemental pour recadrer le leader de la France insoumise. Et tapé là où ça fait mal, Jean-Luc Mélenchon ne faisant pas mystère de son admiration pour le Venezuela.

La formule de coup d'Etat social, utilisée par Jean-Luc Mélenchon contre Emmanuel Macron et le gouvernement à Marseille le 23 août 2017, n'a pas plus au Premier ministre Edouard Philippe. «Je peux comprendre le romantisme échevelé, je peux comprendre la fascination vénézuélienne», a-t-il taclé avec ironie, à l'issue d'un séminaire gouvernemental destiné à préparer une rentrée délicate. «Mais je veux dire aux Français que ce que nous préparons c'est une transformation [...] pour le développement de l'économie française», a-t-il ajouté.

Admirateur de l'ex-président du Venezuela Hugo Chavez, Jean-Luc Mélenchon, qui veut incarner avec son mouvement l'opposition à Emmanuel Macron, a appelé depuis Marseille à «déferler» dans Paris le 23 septembre contre ce qu'il considère comme le «coup d'Etat social» de la réforme du droit du travail, dont le calendrier, tenu secret, doit être annoncé le 31 août prochain.

Dans un discours d'une heure, prononcé dans le quartier populaire du Panier de la cité phocéenne, le leader de la France insoumise s'en était vivement pris à Emmanuel Macron, le qualifiant de «président des riches».

Sur France Info, le même jour, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'était dit choqué de l'appel de Jean-Luc Mélenchon. «Je respecte évidemment le droit de manifester, mais soyons sérieux», avait-il fait valoir. Et de poursuivre, un peu benoîtement : «d'abord ils ne connaissent pas le texte des ordonnances et son contenu, mais ce n'est pas grave le discours est déjà là.»

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