Un conducteur ayant foncé sur des policiers à Rennes tué par un de leurs tirs de riposte

- Avec AFP

Un conducteur ayant foncé sur des policiers à Rennes tué par un de leurs tirs de riposte© Philippe Wojazer Source: Reuters
Photo d'illustration

L'automobiliste qui a foncé sur des policiers le 30 juillet dans le centre-ville de Rennes, blessant l'un d'eux, a été tué par l'un des agents, a-t-on appris auprès du procureur de la République de Rennes.

Dans la matinée du 30 juillet, vers 7h40, la police a reçu un appel d'un riverain expliquant qu'un individu s'en prenait à des biens mobiliers et des scooters à la gare de Rennes. La police a prévenu une patrouille de la brigade des chemins de fer, dépendant de la police de l'Air et des Frontières (PAF). Trois fonctionnaires se sont alors rendus sur place.

Un témoin leur a indiqué avoir vu l'homme prendre le volant d'une Twingo grise dans laquelle se trouvait un passager. Mais au moment où les policiers de la PAF s'apprêtaient à effectuer un contrôle, le conducteur a accéléré. «Les deux fonctionnaires se sont déportés et l'adjoint en retrait a été percuté», a expliqué Nicolas Jacquet, procureur de la République de Rennes, lors d'une conférence de presse. L'agent, légèrement blessé, est sorti de l'hôpital quelques heures plus tard.

Les deux policiers ont effectué chacun leur tour un tir de riposte pour arrêter le conducteur. L'une des balles a ricoché sur une omoplate avant d'atteindre son cœur. L’autopsie a confirmé que «ce décès était bien la conséquence d'un des tirs des fonctionnaires de police».

Lors de l’audition du passager, propriétaire de la voiture, celui-ci a expliqué que le «conducteur avait percuté intentionnellement la police».

L'homme abattu, âgé de 26 ans, avait été condamné à 29 reprises pour «atteinte à des biens, à des personnes et refus d'obtempérer». Il était recherché par la police pour effectuer une peine de dix mois d'emprisonnement. Il présentait en outre un taux d'alcoolémie de 1,19g/l et était positif aux stupéfiants.

L'enquête se poursuit pour déterminer lequel des deux policiers est l'auteur du tir mortel, ainsi que la trajectoire exacte de la balle.

«Les premiers éléments tentent à confirmer que les fonctionnaires étaient dans des conditions légales de l'usage des armes répondant à une menace immédiate et directe pour la vie de leur collègue mais également à la nécessité d'immobiliser un véhicule qui, dans sa fuite, pouvait percuter des piétons», a déclaré le procureur à l'AFP.

Lire aussi : Une bombe artisanale a explosé devant le local marseillais de l'Action française

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»