Un député LREM traite de «merde» un journaliste qui a révélé son passé de lobbyiste

Un député LREM traite de «merde» un journaliste qui a révélé son passé de lobbyiste © Thomas Samson Source: AFP
Le député de La République en marche Mickaël Nogal

Mickaël Nogal, député fraîchement élu de La République en marche en Haute-Garonne, a implicitement insulté un journaliste de France 3 après la publication d'un article critiquant sa nomination dans une commission de l'Assemblée nationale.

Un ex-lobbyiste de chez Orangina, devenu député de La République en marche puis nommé vice-président de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale ?

C'est sur ce parcours étonnant que s'est penché un journaliste de France 3 Haute-Garonne dans un article du blog politique du média local. Et cela n'a pas du tout plu à l'intéressé, Mickaël Nogal.

«Orangina a toutes les raisons d’apparaître sur l’écran radar des Affaires Economiques de l’Assemblée. Des textes peuvent concerner le groupe multi-national», écrit le journaliste dans son article avant de poursuivre : «Mickaël Nogal va probablement croiser ses anciens collègues dans ses nouveaux locaux.»

Des propos qui ont outré le nouveau député, qui s'est empressé d'alerter ses proches et militants sur cette affaire. Mais le message a rapidement fuité. Dedans, il désigne le journaliste par une émoticône représentant un étron. 

Capture d'écran du site de France 3

Un autre journaliste de France 3 est donc monté au créneau pour dénoncer cette «diatribe scatologique».

«Il aurait sans doute préféré que le blog politique publie in extenso le joli communiqué de presse "prêt à insérer" qu’il a fait parvenir aux rédactions après sa nomination : titre, chapeau, paragraphes, intertitres, photos… Tout était prêt, il suffisait de faire copier/coller», a ironiquement suggéré l'auteur de la réponse au député. 

Cet épisode est le dernier en date d'une longue série entre des membres de La République en marche et la presse. Dans la catégorie «insulte» du florilège d'entorses à la liberté de la presse initiées par le président et son entourage, un précédent avait touché le présentateur Yann Barthès, qualifié de «gros connard» par Sylvain Fort, directeur de la communication de l'Elysée. 

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