Sur fond de menace terroriste, le président français rompt le ramadan - une première en dix ans

- Avec AFP

Sur fond de menace terroriste, le président français rompt le ramadan - une première en dix ans© Capture d'écran Twitter @EmmanuelMacron
Emmanuel Macron, au dîner de rupture du ramadan

Le président Emmanuel Macron a appelé les responsables de l'islam en France à faire leur part dans le «combat» contre les «prédicateurs de haine» et le «repli identitaire», lors d'un dîner de rupture du jeûne du ramadan le 20 juin.

Pour la première fois depuis dix ans, un chef de l'Etat français a participé à l'iftar (dîner de rupture du jeûne du ramadan) annuel du Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de la deuxième religion de France.

Le président de la République a remercié les responsables musulmans pour leur condamnation des attentats djihadistes qui ont fait 239 morts en France depuis janvier 2015. «Pas une fois le CFCM n'a fait défaut : il a su trouver les mots sans se placer dans le déni», a-t-il estimé.

Mais, a poursuivi le chef de l'Etat en présence du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, les pouvoirs publics et les autorités musulmanes ont «en commun des combats à mener».

«Notre combat déterminé contre Daesh [...] doit conduire à poursuivre avec détermination ceux qui cherchent à faire de vos lieux de culte des lieux de prêche de haine, voire d'appel à la violence», a-t-il lancé à ses convives.

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«Il vous appartient de combattre pied à pied, sur le terrain théologique et religieux, de démasquer chaque fois que nécessaire l'usurpation de vos valeurs, la captation de l'histoire de votre religion, la négation de quinze siècles de travail d'interprétation réalisés par vos savants», a-t-il ajouté. 

Emmanuel Macron a fixé un «deuxième combat», celui dirigé contre «une pratique de l'islam qui organise une ségrégation au sein de la République». «Il faut être vigilant contre tout ce qui façonne des formes de repli identitaire», a-t-il ajouté.

Le président a aussi insisté sur la formation des imams, dont il a affirmé qu'il était nécessaire «de [les] former sur le sol français et de façon adaptée aux valeurs de la République».

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