Après la tentative d'attentat des Champs Elysées, la droite durcit le ton sur les fichés S

Après la tentative d'attentat des Champs Elysées, la droite durcit le ton sur les fichés S© Thomas SAMSON Source: AFP
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La classe politique a apporté un soutien unanime aux forces de l'ordre, une nouvelle fois ciblées par une attaque. Mais à droite de l'échiquier politique, les responsables demandent désormais des mesures fortes contre les personnes fichées S.

Alors qu'un homme, fiché S, a foncé délibérément sur un fourgon de la gendarmerie dans ce que le ministre de l'Intérieur a qualifié de «tentative d'attentat», les responsables politique ont fait part de leurs premières réactions.

Dans une courte allocution, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a prôné la nécessité de l'état de l'urgence, pour «prendre des mesures» et «empêcher des attentats». Il a ainsi rappelé que le gouvernement allait proposer un projet de loi pour faire entrer ces mesures exceptionnelles dans le droit commun.

Au micro de CNews, le vice président du Front national (FN) Florian Philippot s'est montré favorable à cette idée tout en la jugeant insuffisante, et en plaidant, entre autre, pour l'expulsion des fichés S.

«Attaque de forces de l'ordre, encore ! Des kalashnikovs, encore ! Un fiché S islamiste, encore ! Quand va-t-on mettre fin à tout cela ?», s'est insurgée la présidente du FN Marine Le Pen dans un tweet. 

Le chargé de communication du FN Damien Rieu, a lui dénoncé la remise en liberté des personnes fichées S.

Une prise de position qui n'est par ailleurs pas le monopole du FN, puisque le maire Républicain (LR) de Nice Christian Estrosi a affiché le souhait que la rétention des fichés S soit envisagée.

Renaud Muselier, député européen LR est allé dans le même sens, attendant des mesure fortes pour «éradiquer cette menace».

Si l'attitude à adopter envers les fichés S divise, les responsables politiques se retrouvent en revanche dans leur soutien au force de sécurité. Le Premier ministre Edouard Philippe a par exemple adressé un mot à ceux qui «nous protègent au péril de leur vie».

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a affiché son soutien aux forces de l'ordre, avant de leur rendre hommage.

Alors que David Rachline, sénateur-maire de Fréjus FN a salué leur sang-froid, face «aux menaces quotidiennes qui pèsent sur eux».

Le député-maire d'Yerres et président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, ajoute pour sa part que la France «paye le prix de son aveuglement».

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