Campagne d'affichage à Paris pour dénoncer la «professionnalisation» des élus (IMAGES)

- Avec AFP

Campagne d'affichage à Paris pour dénoncer la «professionnalisation» des élus (IMAGES)© Capture d'écran Twitter @LeaBons
Plusieurs centaines d'affiches ont été placardées à Paris

300 affiches ont été placardées le 10 mai à côté de l'Elysée, de l'Assemblée, ou encore du Sénat dans le cadre d'une campagne d'affichage sauvage baptisée «Rendez-nous l'écharpe» visant à dénoncer la «professionnalisation de la vie politique».

Plusieurs centaines d'affiches dénonçant la «professionnalisation de la vie politique» ont été collées à Paris vers 5h, à proximité de l'Elysée, de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'Hôtel de ville, du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etat, a appris l'AFP auprès des organisateurs de la campagne du mouvement «A nous la démocratie».

«Nous voulons en finir avec la professionnalisation de la vie politique car quand la politique devient un métier, l'intérêt général passe au second plan», a expliqué à l'AFP Matthieu Niango, l'un des fondateurs du mouvement citoyen, qui va présenter une dizaine de membres de la société civile aux législatives de juin. 

Sur les affiches, on voit des élus de dos, en costumes et écharpes tricolores en bandoulière, et les messages «A nous la démocratie» et «Rendez-nous l'écharpe».

Le mouvement, qui promeut «la montée en pouvoir des citoyens ordinaires», estime que le système de représentation actuel ne fonctionne pas.

«C'est très clair pour les Français», a aussi estimé Matthieu Niangoaux en faisant référence au fort taux d'abstention enregistré au second tour de la présidentielle (25,3 %). Il voit par ailleurs en l'élection d'Emmanuel Macron, «inconnu il y a trois ans», un «signal» de la volonté de «nouveauté» des Français.

«Son élection est un séisme pour la politique professionnelle, et cette onde de choc va durer jusque juin», a-t-il espéré.

Le mouvement présentera ses candidats aux élections législatives en Ile-de-France lors d'une conférence de presse à Paris le 11 mai. 

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