Présidence par intérim du Front national : Briois remplace Jalkh, annonce Aliot

- Avec AFP

Présidence par intérim du Front national : Briois remplace Jalkh, annonce Aliot © Christian Hartmann
Steeve Briois devant une affiche de campagne de Marine Le Pen

Le maire d'Hénin-Beaumont et député européen FN Steeve Briois assurera la présidence par intérim du Front national à la place de Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes qu'il a démentis, a annoncé le vice-président du parti Louis Aliot.

«C'est Monsieur Briois qui prend la suite de l'intérim [suite à Jean-François Jalkh] et on n'en parle plus», a déclaré Louis Aliot sur BFMTV et RMC. Sollicité par l'AFP, le Front national (FN) n'a pas précisé comment était organisé statutairement le transfert de présidence.

Jusqu'ici vice-président du FN, Steeve Briois a été élu maire d'Hénin-Beaumont en mars 2014, dès le premier tour de scrutin, dans cette ville de 27 000 habitants longtemps dirigée par un socialiste.

Louis Aliot a également réaffirmé que Jean-François Jalkh n'avait pas tenu les propos «négationnistes» qui lui ont été attribués. Ces propos, parus dans une publication de 2005 et contestés par l'intéressé, ont suscité une vive polémique après sa nomination au poste du président par intérim du FN. Le 24 avril, Marine Le Pen s'est mise le 24 avril «en congé» de la présidence du FN après avoir été qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle.

«Nous condamnons ce genre de propos et il les conteste», a déclaré Louis Aliot, précisant que l'ex-président par intérim de FN avait «déposé plainte» contre l'auteur de la publication polémique. «Aujourd'hui, c'est Monsieur Briois qui prend la suite. Point à la ligne, l'affaire est close», a-t-il martelé.

Sur Europe 1, le secrétaire général du parti Nicolas Bay a lui aussi déclaré que «cette accusation contre M. Jalkh [n'était] absolument pas fondée». «Il n’est absolument pas soupçonnable de la moindre sympathie pour ces thèses-là», a ajouté le responsable.

Une polémique qui remonte vers 2005

Dans «Une création illégitime ? Le Front national de la jeunesse», article paru en 2005 dans la revue Le Temps des savoirs, sont cités ces propos attribués à Jean-François Jalkh : «Le problème des chambres à gaz, mais moi je dis qu'on doit pouvoir discuter même de ce problème.»

Jean-François Jalkh se défend dans la même publication d'être «négationniste», tout en ajoutant : «Mais je dis moi, quelque chose qui m'a énormément surpris, dans les travaux d'un négationniste ou d'un révisionniste sérieux [...], c'est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l'argumentation». Il faisait allusion, selon la publication, aux travaux Robert Faurisson, régulièrement condamné pour nier la réalité de la Shoah.

Magali Boumaza, doctorante à l'époque, qui avait interrogé Jean-François Jalkh en 2000, a affirmé au site Buzzfeed News qu'il avait bien tenu ces propos «tels qu'ils ont été retranscrits».

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Contacté à de multiples reprises par l'AFP, Jean-François Jalkh, par ailleurs renvoyé en correctionnelle dans l'enquête sur le financement des campagnes du FN en 2012, n'a pas répondu à ces sollicitations.

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