Mettant en garde les électeurs, Bernard Cazeneuve condamne Le Pen, Fillon et Mélenchon

Mettant en garde les électeurs, Bernard Cazeneuve condamne Le Pen, Fillon et Mélenchon
Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie et Bernard Cazeneuve en juin 2016, photo ©PATRICK KOVARIK / AFP

Le Premier ministre est descendu dans l'arène politique afin d'avertir les Français des dangers que représenteraient Marine Le Pen, François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon. Il s'inquiète de la progression des candidats qu'il juge «populistes».

Le ministre de l'Intérieur s'inquièterait-il de l'absence d'Emmanuel Macron au second tour ? «Face au populisme et à l'outrance, soyons à la hauteur de l'enjeu de l'élection», a ainsi tweeté Bernard Cazeneuve le 18 avril. Le message du Premier ministre était accompagné d'une longue analyse de la situation politique, celle d'une fin de campagne de premier tour de la présidentielle, où les quatre favoris se retrouvent au coude-à-coude dans les sondages.

Propositions dangereuses ?

«Les Français doivent avant tout mesurer les conséquences qu'auraient, si elles venaient à être mises en œuvre, les propositions que portent certains des candidats», estime Bernard Cazeneuve, faisant référence à Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Et d'argumenter : «Car sur quatre points décisifs – l'Europe, l'économie, la sécurité, la diplomatie – un certain nombre de ces propositions ne dessinent pas les contours d'une alternance démocratique classique, mais annoncent un basculement et exposent notre pays au risque de l'effacement», affirme encore le Premier ministre.

Renvoyant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dos à dos, le locataire de Matignon leur reproche d'«engager la France sur le chemin de la destruction du projet européen». Quant à François Fillon, Bernard Cazeneuve le juge «ni mieux avisé, ni plus crédible lorsqu'il propose de diminuer de 100 milliards d'euros la dépense publique».

Les électeurs auront été prévenus

Sur les questions diplomatiques, le Premier ministre voit chez ces candidats un «même mélange de fascination à l'égard de l'autocratie, de complaisance à l'égard du régime syrien [et] de remise en cause des alliances contractées par la France en vue d'assurer sa sécurité».

«Jamais auparavant la rupture avec notre modèle social, avec notre ancrage européen, avec la fidélité aux alliances qui ont garanti notre sécurité depuis 70 ans, n'avait paru possible», a mis en garde Bernard Cazeneuve. Et d'appeler les électeurs «à bien mesurer ces enjeux et ces risques».

En intervenant dans le débat démocratique, Bernard Cazeneuve emboîte le pas à François Hollande. Le 12 avril 2017, le président s'en était ainsi pris à Jean-Luc Mélenchon, fustigeant ses «falsifications» et ses «simplifications».

«Petits» candidats mis à part, si l'on procède par élimination, ne trouvent donc grâce aux yeux du gouvernement qu'Emmanuel Macron et Benoît Hamon. Or, ce dernier semble difficilement en mesure – à en croire les sondages – de passer le premier tour de la présidentielle.

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