Attaqué de toutes parts, Jean-Luc Mélenchon contre-attaque sans prendre de pincettes

Attaqué de toutes parts, Jean-Luc Mélenchon contre-attaque sans prendre de pincettes© Pascal Rossignol
Jean-Luc Mélenchon lors de son grand meeting à Bordeaux

Cible de maintes attaques ces derniers jours, le candidat de la France Insoumise a répondu à ses détracteurs, tout en critiquant le libéralisme de ses concurrents, lors de son grand meeting à Lille.

A Lille le 12 avril, devant 12 000 personnes, Jean-Luc Mélenchon a répondu avec ironie et assurance à ses détracteurs, qui depuis plusieurs jours semblent avoir lancé contre lui une véritable cabale.

Si vous élisez Marine Le Pen, Emmanuel Macron ou François Fillon, vous allez cracher du sang

A Pierre Gattaz, président du MEDEF, qui avait assuré que voter pour lui «c'était ruine, désespoir et désolation», Jean-Luc Mélenchon, debout sur l'estrade, a répondu fermement : «Le MEDEF ne représente rien ! Aucune élection ne prouve sa représentativité».

Et à ses concurrents politiques d'en prendre pour leur grade. Si «vous élisez Marine Le Pen, Emmanuel Macron ou François Fillon, vous allez cracher du sang», a-t-il lancé devant une foule conquise. Pour Jean-Luc Mélenchon, ces trois concurrents ont le même projet : faire passer les Français aux 39h et instaurer une «ubérisation généralisée» de la société. «Ils appellent ça la "modernité" ! [...] Mais c'est le Moyen-Âge, le travail à la tâche» s'est-il exclamé.

Mais c'est surtout Emmanuel Macron, favori des sondages à l'heure actuelle, qui a reçu le plus de diatribes de la part du candidat de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon n'a en effet pas du tout apprécié que celui qu'il qualifiait récemment de «ministre de l'Economie du record de chômage», lance des piques sur son âge (65 ans).

«Quand Jean-Luc Mélenchon était sénateur, j'étais encore au collège», avait déclaré Emmanuel Macron le 11 avril.

«La différence d'âge n'est pas un argument pour se mépriser. Il y a eu un moment où on était sur la même ligne de départ. On était en 2008, on avait une carte du PS dans la poche. Moi, je l'ai rendue au nom d'un idéal, pour poursuivre le combat, notamment avec les communistes, lui pour aller travailler à la banque Rotschild !», a tempêté Jean-Luc Mélenchon, ajoutant à l'encontre du candidat d'En Marche ! : «Monsieur Macron, je veux bien être charmant avec vous, mais il va falloir apprendre à être poli».

En revanche, aucun commentaire du chef des Insoumis à propos de la sortie du président François Hollande qui, dans le journal Le Point, s'en est pris à la «mode Mélenchon». Le chef d'Etat a eu ces mots : «Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte». «Cette campagne sent mauvais», aurait même lâché en privé François Hollande, cité par le journal Le Monde.

«Maximilien Ilich Mélenchon», «Chavez français»...

Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a cité avec gourmandise un éditorial du Figaro intitulé «Maximilien Ilich Mélenchon», en référence à Maximilien de Robespierre et Vladimir Ilich Oulianov, dit Lénine, ainsi que la Une du journal du 12 avril intitulée «Mélenchon : le délirant projet du Chavez français».

«Les journaux sont en train de nous prendre pour des imbéciles. Vous croyez que vous lisez, mais non : on essaie de vous bourrer le crâne [...] De nouveau on annonce avec ma victoire électorale l’arrivée de l’hiver nucléaire, des pluies de grenouilles, les chars de l’Armée Rouge et le débarquement des Vénézuéliens», a-t-il lancé. Il reste dix jours à l'ex-leader du Front de gauche, placé en troisième ou quatrième position au premier tour par les sondeurs, pour convaincre les Français du contraire.

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